Qui est Vincenzo Bellini ?
Date de naissance : 3 novembre 1801 (Catane, en Sicile).
Date du décès : 23 septembre 1835 (Puteaux).
Activité principale : Compositeur italien romantique.
Nom de Naissance : Vincenzo Salvatore Carmelo Francesco Bellini.
Où est la tombe de Vincenzo Bellini ?
La tombe est située dans la division 11

Le monument funéraire de Vincenzo Bellini au Père-Lachaise
Le monument de Vincenzo Bellini se trouve dans la division 11. Il s’agit aujourd’hui d’un cénotaphe : le compositeur y fut d’abord inhumé, mais ses restes furent transférés à Catane en 1876, dans la cathédrale de sa ville natale. La tombe parisienne conserve un médaillon à son effigie et le souvenir de ce premier lieu de recueillement.
Elle comportait à l’origine une figure féminine ailée ; le monument actuel se lit donc comme la trace d’une sépulture devenue mémorial.

Mozartman, via Wikimedia Commons.
Détail du monument de Vincenzo Bellini au Père-Lachaise.

Coyau, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.
Cénotaphe de Vincenzo Bellini au Père-Lachaise, réalisé par Carlo Marochetti.
Biographie de Vincenzo Bellini
Vincenzo Bellini est l’un des compositeurs qui ont donné au bel canto italien sa forme la plus reconnaissable : une ligne vocale longue, souple, expressive, où la virtuosité sert toujours le sentiment. Né à Catane le 3 novembre 1801, il meurt à Puteaux le 23 septembre 1835, à seulement trente-trois ans. Cette brièveté rend son œuvre d’autant plus frappante : en moins d’une décennie de carrière théâtrale, il compose plusieurs opéras qui restent au cœur du répertoire international.

Musée Carnavalet / Paris Musées, domaine public, via Wikimedia Commons.
Vincenzo Bellini.
Il grandit dans une famille de musiciens. Son père, Rosario Bellini, est organiste et professeur ; son grand-père Vincenzo Tobia Bellini lui donne ses premières leçons. L’enfant manifeste très tôt des dispositions exceptionnelles. Après une formation à Catane, il obtient une bourse pour le conservatoire de Naples, alors l’un des grands centres de l’enseignement musical italien. Il y étudie notamment le contrepoint et l’écriture dramatique, mais ce sont déjà la mélodie et la voix qui l’attirent le plus.

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Maison natale de Vincenzo Bellini à Catane.
Son premier opéra, Adelson e Salvini, est créé au conservatoire en 1825 et attire l’attention. La vraie percée vient avec Il pirata, donné à la Scala de Milan en 1827. Le public et les chanteurs y reconnaissent une manière nouvelle : Bellini ne traite pas l’air comme une simple démonstration de virtuosité, mais comme un espace de tension dramatique. Il sait écrire pour les grandes voix de son époque, en particulier pour le ténor Giovanni Battista Rubini et la soprano Giuditta Pasta.
À Milan, il rencontre le librettiste Felice Romani. Leur collaboration est l’une des plus fécondes de l’opéra romantique italien. Romani apporte à Bellini des sujets d’une grande densité poétique, empruntés à l’histoire, à la littérature ou au mythe ; Bellini les transforme en scènes où le chant prolonge les hésitations, les élans et les blessures des personnages. La straniera, Zaira, I Capuleti e i Montecchi et La sonnambula jalonnent cette période d’intense création.

Bibliothèque nationale de France, domaine public, via Wikimedia Commons.
Portrait lithographié de Vincenzo Bellini.
Norma, créée à la Scala en 1831, est l’œuvre qui résume le mieux son génie. L’accueil de la première est hésitant, mais l’opéra s’impose rapidement. L’air « Casta Diva » devient emblématique de son art : un chant apparemment simple, suspendu, dont l’exigence de souffle et de nuance met à l’épreuve les plus grandes sopranos. Bellini y atteint un équilibre rare entre le décor antique, la violence des passions et une écriture vocale d’une continuité presque irréelle.
Après le succès de La sonnambula, il s’installe à Paris, où il fréquente les milieux artistiques et littéraires. Il y côtoie notamment Rossini, dont le soutien est précieux. Sa dernière œuvre, I puritani, est créée au Théâtre-Italien de Paris en 1835. Elle confirme son prestige européen : Bellini est alors considéré comme l’un des compositeurs les plus singuliers de son temps, admiré pour sa capacité à faire de la voix un instrument de théâtre intérieur.

Domaine public, via Wikimedia Commons.
Timbre italien de 1935 consacré à Vincenzo Bellini.
Quelques mois après cette création, Bellini se retire à Puteaux, près de Paris. Il tombe malade et meurt le 23 septembre 1835, probablement des suites d’une infection intestinale. Ses funérailles à Paris rassemblent le monde musical. Il est d’abord enterré au Père-Lachaise ; en 1876, ses restes sont transférés dans la cathédrale de Catane. Le cénotaphe parisien demeure donc la mémoire française d’un compositeur dont l’œuvre a profondément marqué Verdi, Wagner et, plus largement, tout l’art du chant romantique.

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Monument à Vincenzo Bellini à Catane.

Giovanni Dall’Orto, CC BY-SA, via Wikimedia Commons.
Cour de la maison natale de Bellini à Catane.
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Billet italien de 5 000 lires à l’effigie de Vincenzo Bellini.

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Tombeau de Vincenzo Bellini dans la cathédrale Sainte-Agathe de Catane.

François Gérard, domaine public, via Wikimedia Commons.
Giuditta Pasta, première interprète du rôle-titre de Beatrice di Tenda.

Jean-François Millet, domaine public, via Wikimedia Commons.
Portrait de Vincenzo Bellini.

Domaine public, via Wikimedia Commons.
Giuditta Grisi et Amalia Schütz Oldosi dans les rôles de Roméo et Juliette, La Scala, 1830.

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Affiche de la soirée d’ouverture du Teatro Ducale de Parme, avec Zaira de Bellini, 1829.

Anonyme, domaine public, via Wikimedia Commons.
Portrait de Vincenzo Bellini vers 1830.
Œuvres principales
- Adelson e Salvini (1825)
- Il pirata (1827)
- La straniera (1829)
- Zaira (1829)
- I Capuleti e i Montecchi (1830)
- La sonnambula (1831)
- Norma (1831)
- Beatrice di Tenda (1833)
- I puritani (1835)
Distinctions et repères
- Chevalier de la Légion d’honneur.
- 1831 : succès durable de Norma à la Scala de Milan.
- 1835 : création de I puritani au Théâtre-Italien de Paris.
- 1876 : transfert de ses restes dans la cathédrale de Catane.