Qui est Frank Alamo
Date de naissance : 12 octobre 1941 (Paris, France).
Date du décès : 11 octobre 2012 (Paris, France) à 70 ans.
Activité principale : Chanteur, industriel.
Nom de naissance : Jean-François Grandin.
Où est la tombe de Frank Alamo ?
La tombe est située dans la division 25

Le monument funéraire de Frank Alamo au Père-Lachaise
Frank Alamo repose dans la 25e division du Père-Lachaise. Sa sépulture, de lignes très simples, porte son nom civil, Jean-François Grandin, et son nom de scène.

ManoSolo13241324, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Tombe de Frank Alamo, division 25.
Pierre André, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Pierre tombale de Jean-François Grandin, dit Frank Alamo.
Biographie de Frank Alamo
Frank Alamo, de son vrai nom Jean-François Grandin, fut l’une des figures souriantes et populaires de la vague yéyé. Chanteur de reprises anglo-saxonnes adaptées en français, il connut une célébrité fulgurante au milieu des années 1960 grâce à « Biche, oh ma biche ». Son parcours ne se résume pourtant pas à cette période : il fut aussi photographe, homme d’affaires et entrepreneur dans l’automobile.
Des débuts musicaux à la rencontre d’Eddie Barclay
Né à Paris le 12 octobre 1941, Jean-François Grandin chante enfant avec les Petits Chanteurs à la croix de bois. Il se forme ensuite à Londres entre 1957 et 1960, au moment où le rock britannique et américain transforme les goûts de la jeunesse européenne. En 1962, à Val-d’Isère, il rencontre Eddie Barclay. Le producteur entend le jeune homme chanter et l’engage. Il lui propose un nom de scène inspiré du film Fort Alamo de John Wayne : Frank Alamo est né.
Une vedette yéyé
Son premier 45 tours paraît en 1963. Il s’inscrit dans le mouvement yéyé, qui adapte en français les succès venus des États-Unis et du Royaume-Uni. Cette formule lui convient : voix claire, allure élégante, refrains immédiatement mémorisables. En quelques années, il enregistre une trentaine de singles pour Barclay.
En 1964, « Biche, oh ma biche » devient son grand succès. Adaptée de « Sweets for My Sweet », la chanson lui apporte une notoriété nationale. Il reprend également les Beatles avec « Je veux prendre ta main » et « Je me bats pour gagner », adaptation de « A Hard Day’s Night ». Frank Alamo appartient alors à cette génération de chanteurs qui font circuler le rock et la pop anglo-saxonne dans une langue française accessible à un très large public.
Quitter la scène, changer de métier
En 1969, au sommet de sa popularité, il se retire du monde du spectacle. La décision surprend, mais elle ouvre une seconde vie professionnelle. Il travaille dans la photographie, puis se tourne vers l’entreprise. La Bibliothèque nationale de France le décrit ainsi non seulement comme chanteur yéyé, mais aussi comme photographe, homme d’affaires et concessionnaire d’automobiles.
Dans les années 1980, il devient dirigeant de l’entreprise Dallas, connue pour ses véhicules de loisirs. Ce chapitre industriel occupe une part importante de sa vie. Il revient néanmoins à la chanson dans les années 1990, sans retrouver l’intensité commerciale de la décennie yéyé. Ce retour témoigne de son attachement persistant à la scène et à son répertoire.
Dernières années
Frank Alamo meurt à Paris le 11 octobre 2012, à la veille de son soixante-et-onzième anniversaire. Son nom reste attaché à une certaine légèreté des années 1960, mais aussi à une trajectoire rare dans la variété française : celle d’un artiste qui choisit de quitter très tôt la célébrité pour inventer d’autres vies professionnelles.
Chansons principales
- Da Dou Ron Ron (1963).
- Biche, oh ma biche (1964).
- Je veux prendre ta main (1964).
- Je me bats pour gagner (1964).
- Allô Maillot 38/37 (1964).
- Le Chef de la bande (1965).
Repères
- Chanteur yéyé sous contrat Barclay à partir de 1963.
- Photographe puis entrepreneur dans l’automobile.
- Retour à la chanson dans les années 1990.