KARDEC Allan

Allan Kardec

Qui est Allan Kardec ?

Date de naissance : 3 octobre 1804 (Lyon, France)
Date du décès : 31 mars 1869 (Paris, France) à 64 ans.
Activité principale : Pédagogue français, fondateur de la philosophie spirite ou spiritisme.
Nom de naissance : Hippolyte Léon Denizard Rivail.
Signe : Balance.

Localiser la tombe d’Allan Kardec

>> Division n° 89 <<

Biographie d’Allan Kardec

Pédagogue émérite, reconnu pour ses nombreux ouvrages d’éducation, puis fondateur de la doctrine spirite (aussi appelée spiritisme), Allan Kardec reste à ce jour l’un des philosophes français les plus populaires du Brésil. Si les milliers de centres spirites du pays perpétuent encore ses thèses dans leur enseignement, ses ouvrages se vendent encore par milliers, que ce soit au Brésil, mais aussi en Amérique Latine ou en France. Plus d’un siècle et demi après sa mort, Allan Kardec fédère et réunit encore les foules, en témoignent les centaines de visiteurs qui viennent chaque jour se recueillir sur sa tombe.

Une enfance dans la petite bourgeoisie lyonnaise

Né Hippolyte Léon Denizar Rivail, Allan Kardec (on trouve aussi l’orthographe Alan Kardec) voit le jour le 3 octobre 1804 à Lyon, dans une famille de notables, réputés dans la magistrature et le barreau. Troisième d’une fratrie de quatre enfants, il ne connaîtra néanmoins pas ses deux aînés, qui décéderont en bas âge. De sa petite sœur Isaure, née en 1806, on ne sait également que très peu de choses.

Attiré par les sciences sociales et la philosophie dès son plus jeune âge, Allan Kardec ne suivra pas la voie dorée de ses parents qui le voyaient devenir magistrat à son tour. Envoyé en Suisse dès ses 10 ans pour fuir les troubles liés à la fin du Premier Empire napoléonien, il devient alors un des plus fidèles disciples du pédagogue Johann Heinrich Pestalozzi, dont les idées et le système d’éducation auront une influence considérable sur sa carrière future en France, notamment dans le domaine de la fraternité universelle. C’est aussi là, en compagnie d’autres jeunes hommes de la riche bourgeoisie venus des quatre coins d’Europe, qu’il apprend l’anglais, l’allemand, le néerlandais, trois langues qu’il finira par maîtriser de façon remarquable. 

Paris, les premiers pas du pédagogue Kardec

Une fois ses études terminées, le jeune Allan Kardec s’installe à Paris en 1820, où il fonde à son domicile du 35, Rue de Sèvres, un cours privé sur les méthodes d’éducation et les courants de pensée de Pestalozzi, son maître suisse. Il enseigne également la physique-chimie, l’anatomie, ou encore l’astronomie, avec l’optique de toujours rendre ses contenus attrayants, intéressants et éducatifs. En parallèle, le jeune pédagogue développe une nouvelle méthode pour apprendre à compter, ainsi qu’un moyen mnémotechnique pour améliorer l’apprentissage de l’Histoire de France, et publie plusieurs ouvrages de pédagogie, parmi lesquels le Plan proposé pour l’amélioration de l’éducation public, en 1928. Avec cet ouvrage, primé par l’Académie Royal d’Arras, Kardec commence alors à se faire un nom dans la société éducative de l’époque.

En 1832, Allan Kardec épouse Amélie Boudet, une institutrice qui travaille avec lui dans son école, et l’épaule également dans ses travaux pédagogiques. Mais dans les années 1850, faisant face à de nombreuses difficultés financières, le pédagogue est contraint de fermer son école. Sa maîtrise de la langue allemande l’entraîne alors à se lancer, pour l’Allemagne, dans la traduction de plusieurs ouvrages pédagogiques sur l’éducation et la morale, de façon à gagner sa vie. Passionné d’éducation, il continue néanmoins de distiller des cours gratuits de chimie et d’astronomie, de façon à poursuivre cette œuvre de transmission qui lui tient à cœur.

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1855, ses débuts dans le spiritisme

Ce sont ses immenses qualités en tant que pédagogue qui vont lui ouvrir les portes, tout à fait par hasard, du monde du spiritisme. En 1855, alors qu’il est âgé de 51 ans, Allan Kardec est en effet sollicité pour superviser et organiser de nouvelles pratiques venues tout droit des États-Unis : des séances de tables tournantes et de communications avec les esprits. Des travaux qui marqueront le pédagogue pour le reste de sa carrière.

Avec la rigueur toute scientifique, les qualités d’observation, et la détermination qui le caractérisent, Allan Kardec se lance alors, au cours des années qui suivent, dans une étude approfondie des manifestations des esprits et de la communication avec les défunts, dans l’optique de pouvoir ériger la discipline au rang de science.

Le succès international de la doctrine spirite

Persuadé qu’il existe une vie après la mort, que l’âme a bel et bien une existence propre, ou encore que tous les faits qualifiés de « surnaturels » sont intégralement régis par des lois scientifiques, le pédagogue parvient à formaliser une doctrine philosophique du spiritisme, que l’on retrouve théorisée dans plusieurs ouvrages majeurs, parmi lesquels le très célèbre Livre des Esprits (avril 1857), ou encore le Livre des Médiums (janvier 1861) – ces livres sont d’ailleurs constamment réédités encore à ce jour. Il fonde également, en 1858, la Revue Spirite, un journal d’études psychologiques encore publié aujourd’hui, ainsi que la Société parisienne des Études Spirites, première société du genre. 

Si l’on en croit cet extrait du Livre des Esprits, « l’homme n’est pas seulement composé de matière, il y a en lui un principe pensant relié au corps physique qu’il quitte, comme on quitte un vêtement usagé, lorsque son incarnation présente est achevée. Une fois désincarnés, les morts peuvent communiquer avec les vivants, soit directement, soit par l’intermédiaire de médiums de manière visible ou invisible. »

C’est au cours de ces travaux qu’il décide également de changer son nom de Léon Rivail pour le patronyme d’Allan Kardec, un nom qui correspondrait à celui du druide qu’il aurait incarné dans une vie antérieure. Très vite, les travaux scientifiques de Kardec s’attirent les faveurs de la sphère artistique de l’époque ; Victor Hugo, dévasté par la mort de sa fille Léopoldine, Théophile Gautier, mais aussi Arthur Conan Doyle, se rallient à la cause du spiritisme, convaincu du bien-fondé de ses thèses. Le spiritisme ainsi formalisé par Kardec se propage alors à une vitesse rare dans la société de l’époque, malgré les polémiques qu’il suscite. 

La mort et la postérité posthume

Frappé par une rupture d’anévrisme, Allan Kardec meurt brutalement le 31 mars 1869, en laissant de nombreux ouvrages en cours d’écriture ; autant de textes inachevés qui seront regroupés puis publiés quelques années après sa mort sous le recueil « Les œuvres posthumes d’Allan Kardec ». 

Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que le mouvement spirite atteint l’Amérique Latine, et le Brésil en particulier, où la sphère intellectuelle de l’époque accueille avec un intérêt certain les thèses formalisées par Kardec, puis perpétués par ses adeptes. Aujourd’hui encore, plus de 4 millions de brésiliens se déclarent spirites, séduits par l’héritage du pédagogue français. 

Le monument funéraire d’Allan Kardec

Tombe Allan Kardec

La tombe d’Allan Kardec est l’une des plus populaires et des plus fleuries du cimetière du Père-Lachaise. Nombreux sont, en effet, les visiteurs – notamment Brésiliens – qui viennent s’y recueillir ou simplement la toucher. Elle reçoit également régulièrement la visite de philosophes, pédagogues, et médiums en recherche d’inspiration dans le développement de leurs travaux. Comme l’avait prédit Kardec avant sa mort, les plus fervents admirateurs du théoricien français croient dur comme fer que la tombe aurait le pouvoir d’exaucer les souhaits, la convertissant en un véritable lieu de recueillement. 

Il faut dire que le monument, conçu à la façon d’un grand dolmen de granit, a de quoi impressionner. La partie supérieure du dolmen est gravée de la devise « Naître, mourir, renaître encore et progresser sans cesse, telle est la Loi ». Au centre, se trouve un buste en bronze d’Allan Kardec lui-même, œuvre de Paul-Gabriel Capellaro, et dont la stèle stipule : « Tout effet a une cause, tout effet intelligent a une cause intelligente, la puissance de la cause est en raison de la grandeur de l’effet ».

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