BERNHARDT Sarah

Qui est Sarah Bernhardt ?

Date de naissance : 25 octobre 1844 (Paris, France)
Date du décès : 26 mars 1923 (Paris, France) à 78 ans.
Activité principale : Comédienne, aussi directrice de théâtre.
Nom de naissance : Sara Marie Henriette Bernhardt.
Signe : Scorpion.

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Biographie de Sarah Bernhardt

Sarah Bernhardt (Henriette-Rosine Bernhardt), surnommée « la Divine Sarah », est française et considérée comme la plus grande comédienne de la fin du XIXe siècle et l’une des figures les plus connues de l’histoire de la scène. Elle est née les 25 octobre 1844 à Paris.

Petite enfance et formation

Sarah Bernhardt était la fille illégitime de Judith-Julie Bernardt (1821-1876), une courtisane hollandaise qui s’était établie à Paris (l’identité du père de Sarah étant incertaine).

Comme la présence d’un bébé perturbait la vie de sa mère, Sarah a été élevée d’abord dans une pension, puis dans un couvent. Enfant difficile, volontaire et de santé fragile, elle veut devenir religieuse, mais un des amants de sa mère, le duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, décide qu’elle doit être actrice et, à 16 ans, la fait entrer au Conservatoire de Paris, l’école d’art dramatique subventionnée par l’État. Elle n’était pas considérée comme une élève particulièrement prometteuse. Bien qu’elle vénérait certains de ses professeurs, elle considérait les méthodes du Conservatoire comme archaïques.

Sarah Bernhardt quitte le Conservatoire en 1862 et, grâce à l’influence du duc, elle sera acceptée par la compagnie nationale de théâtre, la Comédie-Française, comme débutante. Pendant ses débuts de stagiaire, elle n’est guère remarquée par la critique. Son contrat avec la Comédie-Française est annulé en 1863 après qu’elle ait giflé une actrice de haut rang qui avait été grossière avec sa jeune sœur. Pendant un temps, elle trouve un emploi au Théâtre du Gymnase-Dramatique. Après avoir joué le rôle d’une princesse russe idiote, elle entre dans une période d’introspection, remettant en question son talent d’actrice.

Pendant ces mois critiques, elle devient la maîtresse d’Henri, prince de Ligne, et donne naissance à son unique enfant, Maurice. (Plus tard, Sarah Bernhardt se maria avec un officier militaire grec devenu acteur, Jacques Damala, mais ce mariage fut de courte durée, car il mourut de toxicomanie. Tout au long de sa vie, elle a eu une série d’aventures ou de liaisons avec des hommes célèbres, dont le grand écrivain français Victor Hugo, l’acteur Lou Tellegen, et le prince de Galles, le futur Edward VII).

La même année, elle y joue le rôle de Cordelia dans Le Roi Lear. Mais le plus grand triomphe de Sarah Bernhardt à l’Odéon a lieu en 1869, lorsqu’elle incarne le ménestrel Zanetto dans la pièce en un acte du jeune dramaturge François Coppée, Le Passant, qu’elle rejoue dans un spectacle de commande devant Napoléon III.
Pendant la guerre franco-allemande de 1870, elle organise un hôpital militaire dans le théâtre de l’Odéon. Après la guerre, l’Odéon réouvert rendit hommage à Hugo avec une mise en scène de sa pièce en vers Ruy Blas. En tant que reine Maria, Bernhardt séduit son public par la qualité lyrique de sa voix si particulière, qui a été décrite de façon mémorable comme une « cloche d’or », bien que ses critiques la qualifient généralement d' »argentée », comme ressemblant aux tons d’une flûte.

En 1872, Bernhardt quitte l’Odéon et retourne à la Comédie-Française, où elle ne reçoit d’abord que des rôles mineurs. Mais elle y connaît un succès remarquable dans le rôle du Zaïre de Voltaire (1874), et on lui donne bientôt la chance de jouer le rôle de Phèdre de Jean Racine, un rôle pour lequel la critique estime qu’elle manque de moyens pour dépeindre la passion violente. Sa prestation leur fait cependant réviser leur estimation et écrire des critiques enthousiastes. Un autre de ses meilleurs rôles est son interprétation de Doña Sol dans Hernani de Victor Hugo, qui aurait fait pleurer l’auteur.

Elle a joué Desdémone dans Othello de Shakespeare en 1878, et, lorsque la Comédie-Française est apparue à Londres en 1879, Bernhardt a joué le deuxième acte de Phèdre et a remporté un autre triomphe. Elle est désormais au plus haut, et une carrière internationale l’attend.

Sarah Bernhardt était devenue une actrice expressive, dotée d’un large éventail d’émotions et capable d’une grande subtilité dans ses interprétations. Sa grâce, sa beauté et son charisme lui donnent une présence scénique dominante, et l’impact de sa voix unique est renforcé par la pureté de sa diction. Sa carrière a également été favorisée par son autopromotion incessante et son comportement peu conventionnel, tant sur scène qu’en dehors.

Succès international

En 1880, elle crée sa propre compagnie et devient rapidement une idole internationale. Elle passait son temps à jouer dans sa propre compagnie, à gérer les théâtres qu’elle utilisait et à faire de longues tournées internationales. Elle se produit assez régulièrement en Angleterre, puis elle étend son rayonnement au continent européen, aux États-Unis et au Canada. La ville de New York la voit pour la première fois le 8 novembre 1880 et huit visites aux États-Unis suivent ensuite.

En 1891-93, elle entreprend une tournée mondiale qui inclut l’Australie et l’Amérique du Sud. En plus de ses apparitions dans le rôle de Phèdre, il y avait deux parties que les publics du monde entier réclamaient à cor et à cri pour voir son numéro : Marguérite Gautier, la courtisane rachetée dans La Dame aux camélias d’Alexandre Dumas fils, et le rôle titre d’Adrienne Lecouvreur du dramaturge populaire Eugène Scribe. Elle avait joué ces deux rôles pour la première fois en 1880.

Dans les années 1880, un nouvel élément est entré dans sa vie artistique avec l’émergence de Victorien Sardou comme dramaturge en chef pour le mélodrame. Avec Sarah Bernhardt en tête, Sardou écrit Fédora (1882), Thédora (1884), La Tosca (1887), et Cléopâtre (1890). Sardou, en mettant en scène ses propres pièces dans lesquelles elle tient le premier rôle, lui apprend un style de jeu large et flamboyant, s’appuyant sur des décors somptueux, des costumes exotiques et une action pantomimique.

Elle a joué plusieurs rôles masculins au cours de sa carrière. Elle avait fait des apparitions remarquées dans le rôle d’Hamlet à Paris et à Londres en 1899. Dans l’un de ses rôles les plus célèbres, celui du fils unique de Napoléon dans la pièce L’Aiglon (1900) d’Edmond Rostand, Bernhardt, alors âgée de 55 ans, incarne un jeune homme qui meurt à l’âge de 21 ans. Elle a également été l’une des premières femmes connues à avoir interprété le premier rôle dans Hamlet.

En 1893, Bernhardt devient directrice du Théâtre de la Renaissance et, en 1899, elle s’installe dans l’ancien Théâtre des Nations, qu’elle rebaptise le Théâtre Sarah Bernhardt et qu’elle dirige jusqu’à sa mort en 1923. Le théâtre a conservé son nom jusqu’à l’occupation allemande de la Seconde Guerre mondiale et est aujourd’hui connu sous le nom de Théâtre de la Ville.

Bernhardt a été faite membre de la Légion d’honneur en 1914. En 1905, lors d’une tournée sud-américaine, elle s’était blessée au genou droit en sautant du parapet dans la dernière scène de La Tosca. En 1915, la gangrène s’est installée et sa jambe a dû être amputée. Ne se laissant pas décourager, elle insiste pour rendre visite aux soldats du front pendant la Première Guerre mondiale, alors qu’elle est portée sur une chaise à litière.

En 1916, elle entama son dernier voyage aux États-Unis, et son esprit indomptable la soutint pendant 18 mois épuisants sur la route. En novembre 1918, elle est revenue en France, mais elle a rapidement entrepris une autre tournée européenne, jouant des rôles qu’elle pouvait jouer assise. De nouveaux rôles lui sont confiés par les dramaturges Louis Verneuil, Maurice Rostand et Sacha Guitry. Elle s’effondre lors de la répétition générale de la pièce de Guitry « Un Sujet de roman », mais elle s’en remet pour plus tard s’intéresser au film hollywoodien « La Voyante », qui est tourné dans sa propre maison à Paris au moment de sa mort.

En 1920, Bernhardt publie un roman, « Petite Idole », qui n’est pas sans intérêt puisque l’actrice – héroïne de l’histoire constitue une idéalisation de la carrière et des ambitions de son auteur. Les faits et la fiction sont difficiles à démêler dans son autobiographie, « Ma Double Vie » : mémoires de Sarah Bernhardt.

Le traité de Sarah Bernhardt sur le jeu d’acteur, L’Art du théâtre (1923), est révélateur sur la formation de la voix : l’actrice a toujours considéré la voix comme la clé du caractère dramatique.

Pour aller plus loin…

Retrouvez des livres sur Sarah Bernhardt :

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