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MÉCILI Ali André

Qui est Ali André Mécili ?

Nom complet : Ali André Mécili.
Naissance : en 1940 (Koléa, Algérie).
Mort : 7 avril 1987 (Paris, France) à environ 46 ans.
Activité principale : avocat et homme politique franco-algérien.

Où se trouve la tombe d’Ali André Mécili ?

Ali André Mécili est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, dans la division 75, chemin Bernard. Certaines bases iconographiques indiquent par erreur la division 74.

Plan du Père-Lachaise et localisation de la division 75
Plan des divisions du cimetière du Père-Lachaise.

Le monument funéraire d’Ali André Mécili au Père-Lachaise

La sépulture familiale est une dalle de pierre claire, sobre et horizontale. Elle porte l’inscription « A. Mécili, 1940-1987 », accompagnée des noms de plusieurs membres de sa famille.

Tombe d’Ali André Mécili au Père-Lachaise
Tombe d’Ali André Mécili, située dans la division 75 malgré l’ancien classement du fichier. Pierre-Yves Beaudouin, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Biographie d’Ali André Mécili

André Mécili naît en 1940 à Koléa, dans l’Algérie alors française, au sein d’une famille kabyle devenue française par naturalisation. Son père est garde-champêtre et sa mère postière. Lycéen à Ben Aknoun, il rejoint une cellule du Front de libération nationale et adopte le prénom Ali parmi ses camarades.

Portrait d’Ali André Mécili, avocat et opposant algérien
Ali André Mécili, avocat et militant démocrate franco-algérien. Wikimedia Commons, licence libre.

L’engagement dans la guerre d’indépendance

La ferme familiale de Chaïba sert de refuge aux maquisards et le jeune Mécili accomplit des missions de liaison. Appelé sous les drapeaux français à vingt ans, il quitte clandestinement le territoire et rejoint les forces de l’Armée de libération nationale basées en Tunisie puis en Libye. Il devient lieutenant et travaille dans les services de renseignement de l’ALN.

Combattants de l’Armée de libération nationale algérienne
Combattants de l’Armée de libération nationale durant la guerre d’indépendance algérienne. Wikimedia Commons, domaine public.

Le Front des forces socialistes

Après l’indépendance, Ali Mécili participe en 1963 à la création du Front des forces socialistes autour de Hocine Aït Ahmed. Le mouvement défend le pluralisme politique face au parti unique. Arrêté avec Aït Ahmed en Kabylie le 17 octobre 1964, Mécili est détenu à la prison militaire d’Oran puis libéré en novembre 1965.

Emblème du Front des forces socialistes auquel participa Ali Mécili
Emblème du Front des forces socialistes, mouvement fondé en 1963. Wikimedia Commons, licence libre.
Hocine Aït Ahmed, compagnon politique d’Ali Mécili
Hocine Aït Ahmed, fondateur du FFS et proche compagnon politique de Mécili. Wikimedia Commons, domaine public.

L’exil et le métier d’avocat

Exilé en France à partir de 1966, Mécili étudie le droit et les sciences politiques à Aix-en-Provence. Devenu avocat, il ouvre en 1973 un cabinet à Paris. Il défend des travailleurs immigrés, des réfugiés et des opposants politiques, tout en militant pour les droits humains, la démocratie en Algérie ainsi que la reconnaissance de la langue et de la culture berbères.

Palais de justice de Paris où exerçait l’avocat Ali Mécili
La salle des Pas-Perdus du Palais de justice de Paris. Britchi Mirela, Wikimedia Commons, CC BY-SA.

Un médiateur de l’opposition algérienne

À partir de 1975, il reprend une intense activité politique aux côtés d’Aït Ahmed. En 1978, il fonde la coopérative Tiwizi, destinée à publier et diffuser des textes en langue berbère. Il cherche aussi à rapprocher les différentes tendances de l’opposition algérienne et intervient comme médiateur dans plusieurs dossiers internationaux, notamment autour des otages français au Liban.

L’assassinat et une affaire non élucidée

Le 7 avril 1987, Ali Mécili est abattu dans l’entrée de son immeuble du boulevard Saint-Michel à Paris. L’enquête connaît de multiples rebondissements, des mandats d’arrêt internationaux puis un non-lieu prononcé en 2014. Les responsabilités exactes n’ont jamais été judiciairement établies et l’assassinat demeure impuni. Sa mort fait de lui une figure durable du combat pour la démocratie et les droits humains en Algérie.

Engagements et réalisations

  • Engagement dans le FLN puis dans les services de renseignement de l’ALN.
  • Participation à la fondation du Front des forces socialistes en 1963.
  • Défense des réfugiés, des travailleurs immigrés et des opposants politiques comme avocat.
  • Fondation de la coopérative culturelle berbère Tiwizi en 1978.
  • Action en faveur du pluralisme, des droits humains et de la culture berbère.