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MACDONALD Étienne

Qui est Étienne Macdonald ?

Nom complet : Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald.
Naissance : 17 novembre 1765 (Sedan, France).
Mort : 25 septembre 1840 (Courcelles-le-Roi, France) à 74 ans.
Activité : général de la Révolution, maréchal d’Empire et homme d’État.
Notoriété : duc de Tarente, commandant à Wagram, pair de France et grand chancelier de la Légion d’honneur.

Où se trouve la tombe d’Étienne Macdonald ?

La tombe du maréchal Étienne Macdonald se trouve dans la division 37 du cimetière du Père-Lachaise. Les anciens relevés la situent en première ligne dans cette division.

Plan du cimetière du Père-Lachaise indiquant la division 37
Plan du cimetière du Père-Lachaise : Étienne Macdonald repose dans la division 37.

Le monument funéraire d’Étienne Macdonald au Père-Lachaise

La sépulture du duc de Tarente est un monument de pierre à l’architecture sobre et verticale. La façade porte le nom de Macdonald ainsi que ses principaux titres : maréchal de France, duc de Tarente et grand chancelier de la Légion d’honneur. Étienne Macdonald y fut inhumé en octobre 1840.

Tombe du maréchal Étienne Macdonald au Père-Lachaise
Vue générale de la tombe d’Étienne Macdonald, division 37. Photo : Pierre-Yves Beaudouin / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Monument funéraire du duc de Tarente Étienne Macdonald
Le monument funéraire du maréchal Macdonald au Père-Lachaise. Photo : Florian Hoffmann / Wikimedia Commons.

Biographie d’Étienne Macdonald

Des origines écossaises au service de la France

Étienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald naît à Sedan le 17 novembre 1765. Sa famille appartient à la petite noblesse écossaise catholique demeurée fidèle aux Stuarts et réfugiée en France après l’échec de la cause jacobite. Cette origine explique son patronyme et son entrée dans des unités étrangères au service du royaume.

Il commence sa carrière militaire en 1784 dans la légion irlandaise, puis sert dans la légion de Maillebois destinée aux Provinces-Unies. En 1786, il rejoint le régiment de Dillon, autre unité de tradition irlandaise. Lorsque la Révolution éclate, beaucoup d’officiers de son milieu choisissent l’émigration. Macdonald reste en France et met ses compétences au service de la nouvelle armée.

Portrait gravé du maréchal Étienne Macdonald
Portrait d’Étienne Macdonald publié au XIXe siècle. Wikimedia Commons, domaine public.

L’ascension dans les armées révolutionnaires

Aide de camp des généraux Beurnonville puis Dumouriez, Macdonald se distingue à Jemappes en novembre 1792. Lorsque Dumouriez passe à l’ennemi au printemps 1793, il refuse de le suivre. Cette fidélité à la France accélère son avancement : chef de brigade puis général de brigade en août 1793, il combat dans l’armée du Nord à Courtrai, Tourcoing et Hooglède.

Promu général de division, il participe à la conquête des Pays-Bas. Durant l’hiver 1794-1795, ses troupes franchissent les fleuves gelés et contribuent à l’effondrement de la République des Provinces-Unies. Sa réputation repose déjà sur la discipline, l’endurance et une conception exigeante du devoir militaire.

Rome, Naples et la défaite de la Trebbia

Transféré en Italie en 1798, Macdonald commande les troupes françaises dans la République romaine. Il remporte à Civita Castellana une victoire contre l’armée napolitaine et reprend Rome. Devenu commandant de l’armée de Naples, il doit ensuite évacuer le sud de la péninsule devant l’avancée austro-russe.

En juin 1799, il affronte l’armée du général Souvorov sur la Trebbia. Après trois journées de combats meurtriers, les Français se replient. Blessé, Macdonald parvient néanmoins à sauver une partie de son armée et à rejoindre les forces de Moreau. L’épisode reste l’un des revers les plus sévères de sa carrière, mais ne détruit pas son crédit militaire.

Étienne Macdonald en uniforme de maréchal de France
Étienne Macdonald, duc de Tarente, peint par Antoine-Jean Gros. Château de Versailles / Wikimedia Commons, domaine public.

La traversée des Alpes et les années de disgrâce

Après le coup d’État du 18 Brumaire, Macdonald reçoit le commandement de l’armée des Grisons. Pendant l’hiver 1800-1801, il conduit ses troupes à travers le col du Splügen dans des conditions extrêmes. Cette marche alpine, menée sous la neige et les avalanches, demeure l’une de ses opérations les plus remarquées.

Envoyé comme ministre plénipotentiaire au Danemark, il revient ensuite en France. Son amitié pour le général Moreau, rival politique de Bonaparte, lui vaut plusieurs années de mise à l’écart. Macdonald administre ses propriétés et refuse de renier celui qu’il estime injustement traité. Napoléon, tout en se méfiant de lui, reconnaît son honnêteté.

Wagram et le bâton de maréchal

Rappelé en 1809 pendant la guerre contre l’Autriche, Macdonald sert sous les ordres du prince Eugène de Beauharnais dans l’armée d’Italie. À Wagram, le 6 juillet, il forme une puissante colonne d’attaque au centre du dispositif français. Malgré des pertes considérables, cette manœuvre contribue à rompre la ligne autrichienne.

Sur le champ de bataille, Napoléon le nomme maréchal d’Empire. Il devient ensuite duc de Tarente. Cette promotion tardive consacre vingt-cinq années de service et rétablit pleinement un officier longtemps tenu à distance du pouvoir impérial.

Le général Macdonald conduisant ses troupes à Wagram
Le général Macdonald à la bataille de Wagram, le 6 juillet 1809. Wikimedia Commons, domaine public.

De l’Espagne à la campagne de Russie

Macdonald commande ensuite en Catalogne, où la guerre se révèle longue et difficile. En 1812, il prend la tête du 10e corps de la Grande Armée pendant la campagne de Russie. Chargé du secteur nord, il opère autour de Riga et doit couvrir une retraite éprouvante après l’effondrement de l’offensive.

En 1813, il combat à Lützen et Bautzen, puis commande à la Katzbach, où son armée est battue par Blücher sous une pluie torrentielle. À Leipzig, ses troupes sont prises dans la retraite générale. Macdonald traverse l’Elster à la nage et échappe de peu à la mort, tandis que le maréchal Poniatowski se noie dans la rivière.

Le maréchal Macdonald en grand uniforme
Le maréchal Macdonald en grand uniforme, peinture d’Alexandre Benoist Jean Dufay dit Casanova, 1810. Wikimedia Commons, domaine public.

1814 : négocier l’abdication

Durant la campagne de France, Macdonald participe aux derniers combats de l’Empire. Après la chute de Paris, il fait partie des maréchaux qui expliquent à Napoléon que l’armée ne peut plus poursuivre la lutte. Avec Ney et Caulaincourt, il négocie auprès du tsar Alexandre Ier les conditions de l’abdication.

Napoléon le remercie en lui offrant l’épée de Mourad Bey, qu’il avait portée pendant la campagne d’Égypte. Macdonald se rallie ensuite à Louis XVIII, qui le nomme pair de France. Lorsque Napoléon revient de l’île d’Elbe, il accompagne le roi jusqu’à la frontière mais refuse de prendre un commandement pendant les Cent-Jours.

Portrait en pied du maréchal Étienne Macdonald
Représentation du maréchal Macdonald, duc de Tarente. Wikimedia Commons, domaine public.

Le serviteur de la Restauration

Sous la seconde Restauration, Macdonald reçoit la mission délicate de dissoudre l’armée de la Loire. Ministre d’État et membre du Conseil privé, il siège également à la Chambre des pairs. En 1821, il devient grand chancelier de la Légion d’honneur, fonction qu’il exerce pendant dix ans.

Il se retire finalement dans son château de Courcelles-le-Roi, près de Beaulieu-sur-Loire. Il y meurt le 25 septembre 1840 à soixante-quatorze ans. Ses obsèques conduisent sa dépouille au Père-Lachaise, où le maréchal repose dans la division 37. Son nom est gravé sous l’arc de triomphe de l’Étoile.

Principales campagnes et batailles

  • Jemappes et campagnes de l’armée du Nord (1792-1795).
  • Campagnes de Rome et de Naples (1798-1799).
  • Bataille de la Trebbia (1799).
  • Campagne des Grisons et passage du Splügen (1800-1801).
  • Bataille de Wagram (1809).
  • Guerre de Catalogne (1810-1811).
  • Campagne de Russie (1812).
  • Lützen, Bautzen, Katzbach et Leipzig (1813).
  • Campagne de France (1814).

Distinctions et fonctions

  • Général de division pendant la Révolution.
  • Maréchal d’Empire en 1809.
  • Duc de Tarente en 1809.
  • Grand aigle puis grand-croix de la Légion d’honneur.
  • Pair de France sous la Restauration.
  • Ministre d’État et membre du Conseil privé.
  • Grand chancelier de la Légion d’honneur de 1821 à 1831.
  • Nom gravé sous l’arc de triomphe de l’Étoile.