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FLANDRIN Simone (Latron)

Qui est Simone Flandrin-Latron ?

Nom complet : Simone Louise Marie Latron, épouse Flandrin.
Naissance : 4 avril 1905 (Vendôme, France).
Mort : 28 juillet 2000 (Poncé-sur-le-Loir, France) à 95 ans.
Activités : peintre, graveuse et peintre-verrier française.
Notoriété : troisième prix de Rome de gravure en 1930, créatrice et restauratrice de vitraux.

Où se trouve la tombe de Simone Flandrin-Latron ?

La tombe de Simone Flandrin-Latron se trouve dans la 57e division du cimetière du Père-Lachaise. Elle repose dans le caveau familial avec son mari, l’architecte Paul Louis Marie Flandrin, et sa belle-sœur, la peintre Marthe Flandrin. Cette sépulture est distincte du monument d’Hippolyte Flandrin, situé dans la même division.

Plan du cimetière du Père-Lachaise indiquant la division 57
Plan des divisions du Père-Lachaise : Simone Flandrin-Latron repose dans la division 57.

Le monument funéraire de Simone Flandrin-Latron au Père-Lachaise

La sépulture familiale est une tombe de pierre sobre, organisée autour d’une stèle verticale. L’inscription latine « PACEM MEAM DO VOBIS » : « Je vous donne ma paix », domine la liste des membres de la famille. Le nom de Simone Flandrin, née Latron, apparaît avec les années 1905-2000.

Le caveau réunit notamment Louis Pierre Félix Flandrin, professeur d’université, Paul Louis Marie Flandrin, architecte, et Marthe Flandrin, artiste peintre spécialisée dans la fresque. Le monument est protégé au titre des monuments historiques avec plusieurs sépultures anciennes de la division.

Vue générale de la tombe familiale de Simone Flandrin-Latron
Vue générale de la tombe familiale de Simone Flandrin-Latron, division 57. Photo : Pierre-Yves Beaudouin / Wikimedia Commons, CC BY-SA.
Inscriptions de la tombe de Simone Flandrin-Latron
Inscriptions du caveau Flandrin où figure Simone Flandrin, née Latron. Photo : Pierre-Yves Beaudouin / Wikimedia Commons, CC BY-SA.

Biographie de Simone Flandrin-Latron

Simone Louise Marie Latron naît à Vendôme le 4 avril 1905. Son père, le docteur Latron, acquiert et restaure le château de Poncé-sur-le-Loir, dans la Sarthe. Elle grandit ainsi dans un environnement sensible à l’histoire, à l’architecture et aux arts décoratifs.

Une formation aux Beaux-Arts

À vingt ans, Simone Latron entre à l’École des beaux-arts de Paris, où elle étudie la peinture et la gravure. En 1930, elle obtient le troisième prix de Rome de gravure en taille-douce. Une photographie prise à cette occasion la montre parmi les jeunes artistes distingués cette année-là.

L’entrée dans la famille Flandrin

Elle épouse l’architecte Paul Louis Marie Flandrin, frère de la peintre Marthe Flandrin. Le couple a une fille, Jeanne-Noëlle. Paul Flandrin meurt prématurément en 1936, à trente-quatre ans. Simone poursuit néanmoins sa carrière artistique et conserve des liens étroits avec une famille où l’architecture, la peinture et l’enseignement occupent une place importante.

Chœur de l’abbaye de Lessay et vitraux associés à Simone Flandrin-Latron
Le chœur de l’abbaye de Lessay, où l’œuvre de Simone Flandrin-Latron s’inscrit dans la reconstruction d’après-guerre. Wikimedia Commons, licence libre.

Le choix du vitrail après la guerre

Après la Seconde Guerre mondiale, la reconstruction des églises endommagées ouvre de nombreux chantiers aux artistes verriers. Simone Flandrin-Latron se consacre alors au vitrail. Elle conçoit des cartons, intervient sur des verrières anciennes et collabore avec des ateliers capables de traduire ses compositions dans le verre coloré et le plomb.

Vitrail de la baie 20 de Notre-Dame de Saint-Lô restauré avec des éléments de Simone Flandrin-Latron
Verrière de la baie 20 de Notre-Dame de Saint-Lô, complétée vers 1970 par Simone Flandrin-Latron. Wikimedia Commons, licence libre.

Créer avec les fragments du passé

Son activité ne consiste pas seulement à inventer des compositions neuves. Elle doit souvent préserver des fragments médiévaux, comprendre leur disposition et créer autour d’eux un réseau cohérent. À Notre-Dame de Saint-Lô, elle complète dans les années 1970 plusieurs baies anciennes par des éléments décoratifs. Cette méthode respecte les parties conservées tout en rendant à l’ensemble sa lisibilité.

Vitrail de la baie 22 de Notre-Dame de Saint-Lô complété par Simone Flandrin-Latron
Verrière de la baie 22 de Notre-Dame de Saint-Lô, avec des compléments décoratifs de Simone Flandrin-Latron réalisés en 1972. Wikimedia Commons, licence libre.

Une spécialiste sollicitée par les Monuments historiques

Des années 1950 aux années 1980, puis encore ponctuellement ensuite, Simone Flandrin-Latron participe à des restaurations dans de nombreuses églises. Les Monuments historiques sollicitent son expertise pour évaluer les verrières, organiser les fragments et proposer des solutions respectueuses des édifices. Elle travaille notamment pour Notre-Dame de Saint-Lô, Saint-Maclou de Rouen, Saint-Pierre de Gourdon et plusieurs églises de Normandie.

Vitrail de la baie 24 de Notre-Dame de Saint-Lô avec intervention de Simone Flandrin-Latron
Baie 24 de Notre-Dame de Saint-Lô : des éléments du tympan ont été ajoutés par Simone Flandrin-Latron en 1972. Wikimedia Commons, licence libre.

Les dernières décennies d’activité

À Saint-Maclou de Rouen, elle intervient avec Jean-Paul Froidevaux sur des vitraux contemporains installés entre 1980 et 1983. À Tavant, en 1991, elle rassemble des fragments des XIVe et XVIe siècles dans de nouvelles mosaïques de verre. Ces travaux tardifs montrent la continuité d’une carrière consacrée à la transmission du patrimoine autant qu’à la création.

Vitrail de Notre-Dame de Saint-Lô lié au travail de Simone Flandrin-Latron
Une autre verrière de Notre-Dame de Saint-Lô liée au travail de restauration de Simone Flandrin-Latron. Wikimedia Commons, licence libre.

Décès et inhumation

Simone Flandrin-Latron meurt le 28 juillet 2000 à Poncé-sur-le-Loir, à l’âge de quatre-vingt-quinze ans. Elle est inhumée au Père-Lachaise auprès de son mari Paul et de plusieurs membres de la famille Flandrin. Son parcours témoigne de la place essentielle, longtemps discrète, des artistes qui ont restauré et recomposé les vitraux français après les destructions du XXe siècle.

Réalisations principales

  • Verrières de l’abbaye de Lessay.
  • Compléments et restaurations des verrières de Notre-Dame de Saint-Lô, vers 1970-1972.
  • Vitraux de Saint-Maclou de Rouen, avec Jean-Paul Froidevaux, 1980-1983.
  • Recomposition de verrières anciennes à Saint-Pierre de Gourdon.
  • Mosaïques intégrant des fragments anciens à l’église Saint-Nicolas de Tavant, 1991.

Distinctions et fonctions

  • Troisième prix de Rome de gravure en taille-douce en 1930.
  • Peintre-verrier et restauratrice de vitraux.
  • Conseillère sollicitée par les Monuments historiques.