Qui est Hippolyte Flandrin ?
Nom complet : Jean Hippolyte Flandrin.
Naissance : 23 mars 1809 (Lyon, France).
Mort : 21 mars 1864 (Rome, Italie) à 54 ans.
Activité : peintre et dessinateur français.
Notoriété : élève d’Ingres, prix de Rome et maître du portrait et de la peinture religieuse au XIXe siècle.
Où se trouve la tombe d’Hippolyte Flandrin ?
La tombe d’Hippolyte Flandrin se trouve dans la 57e division du cimetière du Père-Lachaise, à Paris.

Le monument funéraire d’Hippolyte Flandrin au Père-Lachaise
Le monument présente une stèle de pierre surmontée d’un fronton arrondi. Dans une niche centrale apparaît le buste du peintre, encadré par une petite architecture funéraire. L’ensemble, placé au-dessus d’un caveau familial, permet d’identifier immédiatement l’artiste.
Les inscriptions rappellent son nom et sa carrière. Le portrait sculpté donne au tombeau une dimension commémorative particulièrement adaptée à un artiste qui fut aussi un portraitiste recherché.

Biographie d’Hippolyte Flandrin
Hippolyte Flandrin naît à Lyon le 23 mars 1809 dans une famille modeste. Avec ses frères Auguste et Paul, eux aussi futurs artistes, il reçoit une première formation à l’École des beaux-arts de Lyon. Les trois frères travaillent étroitement et partagent une ambition qui les conduit bientôt à Paris.
Dans l’atelier d’Ingres
À Paris, Hippolyte et Paul entrent dans l’atelier de Jean-Auguste-Dominique Ingres. Le maître leur transmet la primauté du dessin, la recherche d’une ligne claire et le goût des compositions ordonnées. Les débuts sont difficiles, mais Hippolyte remporte en 1832 le grand prix de Rome avec Thésée reconnu par son père. Ce succès lui ouvre les portes de la villa Médicis.

Les années romaines
De 1833 à 1837, son séjour à Rome approfondit son étude de l’Antiquité et de la Renaissance italienne. Il peint des sujets d’histoire et produit en 1836 le célèbre Jeune homme nu assis au bord de la mer. La silhouette isolée, la sobriété du paysage et la précision du dessin donnent à cette étude une intensité qui en fera l’une de ses œuvres les plus reconnues.

Le renouveau de la peinture religieuse
De retour en France, Flandrin s’impose dans les grands décors religieux. Il travaille à l’église Saint-Séverin, puis réalise d’importants ensembles à Saint-Germain-des-Prés et à Saint-Vincent-de-Paul, à Paris. Il intervient également à Saint-Paul de Nîmes et à la basilique Saint-Martin d’Ainay, à Lyon. Ses figures calmes, ses frises monumentales et son sens de la ligne renouvellent la peinture murale sacrée sans rompre avec la tradition classique.

Un portraitiste recherché
Parallèlement aux commandes religieuses, Flandrin développe une activité de portraitiste. Il peint des membres de l’aristocratie, des écrivains et des responsables politiques. Ses portraits associent ressemblance, retenue et attention aux étoffes. La commande du portrait officiel de Napoléon III, reprise au début des années 1860, témoigne de sa position éminente sous le Second Empire.

Reconnaissance officielle
Élu à l’Académie des beaux-arts en 1853, Flandrin enseigne également à l’École des beaux-arts de Paris. Son travail est reconnu par la Légion d’honneur. Très sollicité, il poursuit ses peintures monumentales tout en restant fidèle à l’exigence graphique reçue d’Ingres. Son frère Paul demeure l’un de ses collaborateurs et interlocuteurs les plus proches.

La dernière année à Rome
Affaibli par le travail et la maladie, Hippolyte Flandrin retourne à Rome à la fin de 1863. Il y meurt de la variole le 21 mars 1864, deux jours avant son cinquante-cinquième anniversaire. Son corps est ramené en France. Après des funérailles à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, dont il avait décoré l’église, il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.
Œuvres principales
- Thésée reconnu par son père, 1832.
- Jeune homme nu assis au bord de la mer, 1836.
- Pietà, vers 1842.
- Décors de l’église Saint-Germain-des-Prés, Paris.
- Décors de l’église Saint-Vincent-de-Paul, Paris.
- Portrait de Napoléon III, 1862.
Distinctions et fonctions
- Grand prix de Rome de peinture en 1832.
- Membre de l’Académie des beaux-arts à partir de 1853.
- Professeur à l’École des beaux-arts de Paris.
- Chevalier puis officier de la Légion d’honneur.