Qui est Charles Nicolas Fabvier ?
Nom complet : Charles Nicolas Fabvier, baron de l’Empire.
Naissance : 10 décembre 1782, (Pont-à-Mousson, France).
Décès : 15 septembre 1855, (Paris, France) à 72 ans.
Activités : officier, général, ambassadeur et homme politique.
Grade : lieutenant-général.
Où est la tombe de Charles Nicolas Fabvier ?
La tombe de Charles Nicolas Fabvier se trouve dans la division 73, chemin Serré, 5e ligne.

Le monument funéraire de Charles Nicolas Fabvier au Père-Lachaise
Charles Nicolas Fabvier est inhumé au Père-Lachaise en division 73. Elle se situe dans la partie romantique du cimetière, inscrite au titre du patrimoine.


Biographie de Charles Nicolas Fabvier
Né à Pont-à-Mousson le 10 décembre 1782, Charles Nicolas Fabvier suit d’abord les cours de l’École polytechnique avant d’entrer dans l’artillerie en 1804. Il participe aux grandes campagnes napoléoniennes. Blessé à Dürenstein en 1805, il est envoyé en 1807 dans la mission militaire française chargée d’aider le sultan Selim III à renforcer les défenses de Constantinople.

Des missions en Orient aux guerres de l’Empire
Fabvier rejoint ensuite la mission diplomatique conduite en Perse par le général Gardanne. Il reçoit notamment la tâche d’y organiser une école d’artillerie et un arsenal, dans le cadre de la rivalité franco-britannique et franco-russe en Orient. De retour en Europe, il sert dans l’armée polonaise du duché de Varsovie puis devient capitaine dans la Garde impériale.
Aide de camp du maréchal Marmont, il participe à la campagne d’Espagne et rejoint l’armée de Napoléon en Russie. Grièvement blessé à Borodino en 1812, il poursuit néanmoins sa carrière pendant la campagne d’Allemagne. Promu colonel d’état-major et baron de l’Empire, il est l’un des signataires, le 31 mars 1814, de la capitulation de Paris au nom des maréchaux Marmont et Mortier.

Le libéral sous la Restauration
Après 1815, Fabvier demeure dans l’armée royale mais ses convictions libérales le placent en opposition avec le régime. Il participe en 1817, comme chef d’état-major de Marmont, au rétablissement de l’ordre à Lyon. Bientôt suspendu, puis arrêté en 1820 dans le cadre d’une affaire de complot militaire, il est relâché faute de preuves. En 1822, il est encore poursuivi pour avoir aidé les quatre sergents de La Rochelle à s’évader, mais est acquitté.
Le grand philhellène
En 1823, Fabvier quitte la France et se rend en Grèce, alors engagée dans sa guerre d’indépendance contre l’Empire ottoman. Il supervise d’abord les fortifications de Navarin, puis organise le soutien des comités philhellènes. Revenu en Grèce, il prend la direction de l’embryon d’armée régulière grecque, qu’il s’efforce de discipliner et d’équiper.
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Il participe aux combats d’Attique et au siège de l’Acropole d’Athènes en 1826. Son action lui vaut une grande reconnaissance en Grèce : l’Assemblée nationale de Trézène le fait citoyen grec d’honneur en 1827, et le roi Othon lui attribue plus tard la grand-croix de l’ordre du Sauveur. Le Metropolitan Museum of Art le décrit comme le Français qui a le plus contribué au soutien de la révolution grecque.

Révolution de Juillet, diplomatie et Parlement
Rentré en France, Fabvier prend part à la révolution de Juillet 1830. Il devient chef d’état-major du général Gérard, puis commandant de la place de Paris, avant de quitter le service actif en 1831 avec le grade de lieutenant-général. Pair de France en 1845, il est nommé ambassadeur à Constantinople en 1848, puis au Danemark.

De retour en France, il est élu représentant de la Meurthe à l’Assemblée nationale. Il siège parmi les conservateurs et se retire de la vie publique après le 2 décembre 1851. Il meurt à Paris le 15 septembre 1855, à l’âge de soixante-douze ans.
Fonctions et distinctions
- Colonel d’état-major et baron de l’Empire.
- Lieutenant-général.
- Pair de France (1845).
- Ambassadeur de France à Constantinople, puis au Danemark.
- Citoyen grec d’honneur (1827).
- Grand-croix de l’ordre du Sauveur de Grèce.
Publications
- Journal des opérations du corps de 1814, et Lyon en 1817.
- Orient, 1840.