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BEAUCÉ Jean-Adolphe

Qui est Jean-Adolphe Beaucé ?

Date de naissance : 1er août 1818 (Paris, France).
Date du décès : 13 juillet 1875 (Boulogne-Billancourt, France), à 56 ans.
Activité principale : Peintre d’histoire, peintre de batailles et illustrateur.
Nom de naissance : Jean Beaucé.

Où est la tombe de Jean-Adolphe Beaucé ?

La sépulture de Jean-Adolphe Beaucé se trouve dans la division 49 du cimetière du Père-Lachaise, section 1, avenue transversale n° 3, troisième ligne.

Plan des divisions du cimetière du Père-Lachaise

Le monument funéraire de Jean-Adolphe Beaucé au Père-Lachaise

La tombe de Jean-Adolphe Beaucé est une stèle surmontée d’un buste en bronze. Celui-ci est l’œuvre du sculpteur François-Théodore Devaulx : signé et daté de 1855, il avait donc été réalisé du vivant du peintre. Une dédicace y associe l’artiste à son modèle : « À son ami J.-A. Beaucé ». L’épitaphe rappelle sa qualité de peintre d’histoire attaché aux armées françaises et énumère les territoires où son regard s’est porté : Afrique, Italie, Syrie, Mexique et France. La sépulture est protégée au titre des monuments historiques.

Tombe de Jean-Adolphe Beaucé au Père-Lachaise

Père-Lachaise – Division 49 – Beaucé 01, par Pierre-Yves Beaudouin, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Buste de Jean-Adolphe Beaucé sur sa sépulture

Buste de Jean-Adolphe Beaucé, par Pyb, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Biographie de Jean-Adolphe Beaucé

Jean-Adolphe Beaucé naît à Paris le 1er août 1818. Il appartient à cette génération de peintres pour lesquels la peinture d’histoire ne se limite plus aux sujets antiques ou aux grands épisodes du passé : elle se nourrit aussi de l’actualité militaire, des campagnes lointaines et de la circulation croissante des images dans la presse et l’édition.

Son nom reste surtout attaché à la peinture de bataille. Dès 1843, il suit les armées françaises dans leurs campagnes, d’abord en Afrique du Nord, puis au Moyen-Orient et au Mexique. Ce contact avec les théâtres d’opérations nourrit une œuvre attentive aux uniformes, aux mouvements des troupes, aux paysages et aux épisodes que la France du XIXe siècle transforme volontiers en récits héroïques. Ses tableaux ne sont pas seulement des compositions d’atelier : ils s’inscrivent dans une culture visuelle où l’armée, l’expédition coloniale et les guerres européennes deviennent des sujets demandés par les institutions comme par le public.

Assaut et prise de Laghouat, peinture de Jean-Adolphe Beaucé

Jean-Adolphe Beaucé, Assaut et prise de Laghouat, 2 décembre 1852, domaine public, via Wikimedia Commons.

La défense de Mazagran, l’assaut de Zaatcha ou la prise de Laghouat comptent parmi les épisodes qu’il représente. Beaucé travaille également sur les affrontements de la campagne d’Italie et sur l’expédition du Mexique. Ses peintures, ses dessins et leurs reproductions gravées participent ainsi à la mise en image d’une histoire immédiate, où le spectateur peut suivre des événements dont les noms circulent dans les journaux.

Bataille de Solférino par Jean-Adolphe Beaucé

Jean-Adolphe Beaucé, Bataille de Solférino, domaine public, via Wikimedia Commons.

La carrière de Beaucé ne se réduit pourtant pas à la peinture militaire. Il est aussi un illustrateur très actif. Il donne des images à des romans d’Alexandre Dumas, notamment Les Trois Mousquetaires, Le Comte de Monte-Cristo, La Dame de Monsoreau et Le Vicomte de Bragelonne. Il travaille également pour Eugène Sue, Victor Hugo, Ann Radcliffe et d’autres auteurs. Dans l’édition illustrée, son dessin doit faire vivre un épisode en une seule image : action, décor, physionomies et tension narrative y sont immédiatement lisibles.

Portrait du maréchal Bazaine par Jean-Adolphe Beaucé

Jean-Adolphe Beaucé, Achille-François Bazaine, maréchal de France, 1867, domaine public, via Wikimedia Commons.

Son œuvre est aujourd’hui conservée dans plusieurs collections publiques. Le château de Compiègne possède Le Général Niel à la bataille de Solférino, le musée d’art et d’histoire de Narbonne Défense héroïque du capitaine Lelièvre à Mazagran, le musée des Beaux-Arts de Pau un portrait du maréchal Bosquet, et le musée Saint-Loup de Troyes Napoléon au pont d’Arcis-sur-Aube. Ces localisations témoignent de la diversité de ses commandes et du statut d’un peintre capable de passer du portrait au fait d’armes.

Assaut de Zaatcha par Jean-Adolphe Beaucé

Jean-Adolphe Beaucé, Assaut de Zaatcha, 26 novembre 1849, domaine public, via Wikimedia Commons.

Chevalier de la Légion d’honneur en 1864, Jean-Adolphe Beaucé meurt à Boulogne-Billancourt le 13 juillet 1875. Il est inhumé au Père-Lachaise. Le buste de Devaulx et l’inscription de sa tombe résument avec justesse le fil directeur de sa carrière : un peintre d’histoire dont l’œuvre est liée aux armées françaises, mais qui fut aussi un illustrateur important de la littérature populaire et romanesque de son temps.

Œuvres principales

  • Défense héroïque du capitaine Lelièvre à Mazagran, huile sur bois, musée d’art et d’histoire de Narbonne.
  • Assaut et prise de Laghouat, 2 décembre 1852.
  • Le Général Niel à la bataille de Solférino, château de Compiègne.
  • Napoléon au pont d’Arcis-sur-Aube, musée Saint-Loup de Troyes.
  • Portrait en pied du maréchal Bosquet, musée des Beaux-Arts de Pau.
  • Illustrations pour les romans d’Alexandre Dumas, d’Eugène Sue, de Victor Hugo et d’Ann Radcliffe.

Distinctions

  • Chevalier de la Légion d’honneur, 1864.