Catégories
Tombe

ANDRÉ Antoine Balthazar Joseph d’

Qui est Antoine Balthazar Joseph d’André ?

Date de naissance : 2 juillet 1759 (Aix-en-Provence, France).
Date du décès : 16 juillet 1825 (Paris, France), à 66 ans.
Activité principale : Homme politique, conseiller au Parlement de Provence, député et haut fonctionnaire.
Nom complet : Antoine-Balthazar-Joseph, baron d’André.

Où est la tombe d’Antoine d’André ?

La tombe d’Antoine d’André se trouve dans la division 31, chemin de Labédoyère.

Plan des divisions du cimetière du Père-Lachaise

Le monument funéraire d’Antoine d’André au Père-Lachaise

La sépulture de la famille d’André est une petite chapelle funéraire en pierre, de style néogothique. Sa façade est dominée par un pignon aigu ; une porte en arc brisé ouvre sur le caveau et un oculus à remplage trilobé est placé au-dessus. Les noms des membres de la famille sont gravés sur les plaques disposées à l’intérieur du monument.

Chapelle funéraire de la famille d’André au Père-Lachaise

Pierre-Yves Beaudouin, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Tombe d’Antoine Balthazar Joseph d’André, division 31.

Biographie d’Antoine Balthazar Joseph d’André

Antoine-Balthazar-Joseph d’André naît le 2 juillet 1759 à Aix-en-Provence, dans une famille de la magistrature provençale. Son père, Jacques-Joseph-Gabriel-Benoît d’André, exerce à la Chambre des comptes, aides et finances de Provence. Très tôt, le jeune homme est destiné aux charges judiciaires : à dix-neuf ans, il est reçu conseiller au Parlement de Provence. Cette entrée précoce dans les institutions de l’Ancien Régime lui donne une connaissance directe du fonctionnement politique et administratif du royaume, au moment où celui-ci s’apprête à être profondément bouleversé.

Portrait d’Antoine Balthazar Joseph d’André par Jean-Baptiste Vérité

Jean-Baptiste Vérité, domaine public, via Wikimedia Commons
Portrait d’Antoine Balthazar Joseph, baron d’André, 1789.

En 1789, la noblesse de la sénéchaussée d’Aix l’élit député aux États généraux. D’André se montre rapidement l’un des élus les plus actifs de l’Assemblée constituante. Dans un contexte où les députés doivent décider si les trois ordres délibéreront séparément ou formeront une assemblée commune, il rejoint le tiers état. Il siège au Comité de constitution et participe aux grands débats qui organisent la France nouvelle : l’équilibre des pouvoirs, l’administration locale, la justice et la place du roi dans le régime à venir.

Son importance à l’Assemblée se mesure aussi à ses présidences successives : il préside la Constituante à trois reprises, entre 1790 et 1791. Il appartient alors au courant des Monarchiens, favorable à une monarchie constitutionnelle. Après la fuite de Louis XVI à Varennes, en juin 1791, il vote néanmoins la suspension du pouvoir exécutif du roi, signe de la crise qui atteint les partisans d’un compromis monarchique.

Estampe représentant Antoine Balthazar Joseph d’André, député de 1789

Wilbrode Nicolas Magloire Courbe, d’après Olivier Perrin, CC0, via Wikimedia Commons
Portrait d’Antoine d’André dans la collection des députés de l’Assemblée nationale de 1789.

À la fin de la Constituante, il reste à Paris et fonde une importante maison d’épicerie. Cette activité commerciale lui vaut le surnom d’« Épicier » dans une partie de la presse de gauche. Alors que la Révolution se radicalise, il est accusé d’accaparement et soupçonné de relations avec les milieux royalistes émigrés. Il quitte la France, passe par la Grande-Bretagne puis s’établit en Suisse. Il se met au service du comte de Provence, futur Louis XVIII, et devient l’un des agents du mouvement royaliste en exil.

Il revient en France en février 1797 pour participer à la campagne électorale des royalistes sous le Directoire. Élu au Conseil des Cinq-Cents, il doit bientôt reprendre le chemin de l’exil après le coup d’État du 18 fructidor an V, le 4 septembre 1797. Durant les années qui suivent, il demeure fidèle à Louis XVIII. En Autriche, il se retire un temps de la politique et se consacre à une ferme modèle établie près de Vienne.

Signature d’Antoine Balthazar Joseph d’André sur un document de 1790

Antoine Balthazar Joseph d’André, CC0, via Wikimedia Commons
Signature au bas d’un procès-verbal de 1790 conservé aux Archives nationales.

Le retour des Bourbons en 1814 le ramène au premier plan. Louis XVIII le nomme directeur général de la police, puis intendant de la Maison du roi lors de la seconde Restauration. Son fils, Antoine-Joseph-Maurice d’André, deviendra général et sénateur. Antoine d’André meurt à Paris le 16 juillet 1825. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, dans le caveau familial de la division 31.

Repères politiques

  • 1778 : reçu conseiller au Parlement de Provence.
  • 1789 : député de la noblesse d’Aix-en-Provence aux États généraux ; rejoint le tiers état.
  • 1790-1791 : préside à trois reprises l’Assemblée constituante.
  • 1797 : élu au Conseil des Cinq-Cents.
  • 1814-1815 : directeur général de la police.
  • Seconde Restauration : intendant de la Maison du roi.