Qui est Ali André Mécili ?
Nom complet : Ali André Mécili.
Naissance : en 1940 (Koléa, Algérie).
Mort : 7 avril 1987 (Paris, France) à environ 46 ans.
Activité principale : avocat et homme politique franco-algérien.
Où se trouve la tombe d’Ali André Mécili ?
Ali André Mécili est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, dans la division 75, chemin Bernard. Certaines bases iconographiques indiquent par erreur la division 74.

Le monument funéraire d’Ali André Mécili au Père-Lachaise
La sépulture familiale est une dalle de pierre claire, sobre et horizontale. Elle porte l’inscription « A. Mécili, 1940-1987 », accompagnée des noms de plusieurs membres de sa famille.

Biographie d’Ali André Mécili
André Mécili naît en 1940 à Koléa, dans l’Algérie alors française, au sein d’une famille kabyle devenue française par naturalisation. Son père est garde-champêtre et sa mère postière. Lycéen à Ben Aknoun, il rejoint une cellule du Front de libération nationale et adopte le prénom Ali parmi ses camarades.

L’engagement dans la guerre d’indépendance
La ferme familiale de Chaïba sert de refuge aux maquisards et le jeune Mécili accomplit des missions de liaison. Appelé sous les drapeaux français à vingt ans, il quitte clandestinement le territoire et rejoint les forces de l’Armée de libération nationale basées en Tunisie puis en Libye. Il devient lieutenant et travaille dans les services de renseignement de l’ALN.

Le Front des forces socialistes
Après l’indépendance, Ali Mécili participe en 1963 à la création du Front des forces socialistes autour de Hocine Aït Ahmed. Le mouvement défend le pluralisme politique face au parti unique. Arrêté avec Aït Ahmed en Kabylie le 17 octobre 1964, Mécili est détenu à la prison militaire d’Oran puis libéré en novembre 1965.

L’exil et le métier d’avocat
Exilé en France à partir de 1966, Mécili étudie le droit et les sciences politiques à Aix-en-Provence. Devenu avocat, il ouvre en 1973 un cabinet à Paris. Il défend des travailleurs immigrés, des réfugiés et des opposants politiques, tout en militant pour les droits humains, la démocratie en Algérie ainsi que la reconnaissance de la langue et de la culture berbères.

Un médiateur de l’opposition algérienne
À partir de 1975, il reprend une intense activité politique aux côtés d’Aït Ahmed. En 1978, il fonde la coopérative Tiwizi, destinée à publier et diffuser des textes en langue berbère. Il cherche aussi à rapprocher les différentes tendances de l’opposition algérienne et intervient comme médiateur dans plusieurs dossiers internationaux, notamment autour des otages français au Liban.
L’assassinat et une affaire non élucidée
Le 7 avril 1987, Ali Mécili est abattu dans l’entrée de son immeuble du boulevard Saint-Michel à Paris. L’enquête connaît de multiples rebondissements, des mandats d’arrêt internationaux puis un non-lieu prononcé en 2014. Les responsabilités exactes n’ont jamais été judiciairement établies et l’assassinat demeure impuni. Sa mort fait de lui une figure durable du combat pour la démocratie et les droits humains en Algérie.
Engagements et réalisations
- Engagement dans le FLN puis dans les services de renseignement de l’ALN.
- Participation à la fondation du Front des forces socialistes en 1963.
- Défense des réfugiés, des travailleurs immigrés et des opposants politiques comme avocat.
- Fondation de la coopérative culturelle berbère Tiwizi en 1978.
- Action en faveur du pluralisme, des droits humains et de la culture berbère.