Qui est Ferdinand Flocon ?
Nom complet : Ferdinand Flocon.
Naissance : 1er novembre 1800 (Paris, France).
Mort : 15 mai 1866 (Lausanne, Suisse) à 65 ans.
Activités : journaliste, écrivain, député et ministre.
Notoriété : membre du gouvernement provisoire de 1848 et représentant de la Seine à l’Assemblée constituante.
Où se trouve la tombe de Ferdinand Flocon ?
La tombe de Ferdinand Flocon se trouve dans la 53e division du cimetière du Père-Lachaise, à proximité de l’avenue Feuillant.

Le monument funéraire de Ferdinand Flocon au Père-Lachaise
Le monument prend la forme d’un sobre caveau de pierre, fermé par une porte métallique. Une longue inscription rappelle la participation de Flocon au gouvernement provisoire de la République, sa mort en exil et le transfert de sa dépouille depuis Lausanne le 5 juillet 1901, effectué par les soins de la famille Scheurer-North. Cette épitaphe fait de la sépulture un témoignage direct de l’exil politique qui suivit le coup d’État de 1851.


Biographie de Ferdinand Flocon
Ferdinand Flocon naît à Paris le 1er novembre 1800. Il entre très jeune dans le monde de la presse, alors étroitement surveillé par le pouvoir. Sous la Restauration, il travaille au Courrier français comme sténographe et rédacteur. Son engagement libéral se manifeste aussi dans le Dictionnaire de morale jésuitique, pamphlet publié en 1824. Il s’intéresse parallèlement à la littérature et aux arts, rend compte du Salon de 1824, traduit des ballades allemandes et publie le roman Ned Wilmore en 1827.

Un journaliste de l’opposition républicaine
Favorable à la révolution de Juillet 1830, Flocon collabore quelque temps au Constitutionnel, puis rejoint La Tribune. Il y défend une ligne républicaine radicale et fréquente la Société des Amis du peuple. Pendant la monarchie de Juillet, son activité journalistique demeure indissociable de son militantisme : il prend part aux campagnes de l’opposition et subit les risques judiciaires liés à une presse politique combative.
En 1845, il accède à la direction de La Réforme, journal de la démocratie avancée. Proche d’Alexandre Ledru-Rollin, il contribue à faire du quotidien l’un des principaux organes des républicains qui réclament l’élargissement du suffrage et une politique sociale plus ambitieuse.
La révolution de février 1848
Lorsque la monarchie s’effondre en février 1848, Flocon participe aux journées révolutionnaires. Son nom figure dans la composition du gouvernement provisoire : d’abord secrétaire, il devient rapidement membre à part entière. Il se situe près de l’aile démocratique représentée par Louis Blanc et Albert, tout en restant particulièrement lié à Ledru-Rollin. Le nouveau pouvoir proclame la République, adopte le suffrage universel masculin et tente de répondre à une forte attente sociale.

Député et ministre
Le 23 avril 1848, Ferdinand Flocon est élu représentant de la Seine à l’Assemblée constituante. Il siège à gauche. Le 11 mai, la Commission exécutive le nomme ministre de l’Agriculture et du Commerce. Son passage au ministère est bref, mais il est associé à la réorganisation des conseils de prud’hommes et prépare un projet de colonies agricoles qui ne peut aboutir avant la fin du gouvernement.

Des Journées de Juin à l’opposition
Les Journées de Juin provoquent une rupture au sein du camp républicain. Flocon approuve la mise en état de siège de Paris et condamne l’insurrection. Le 28 juin, le général Cavaignac ne le maintient pas au gouvernement. Redevenu simple représentant, il retrouve une position plus nettement située à gauche : il vote notamment pour l’amnistie, contre les crédits de l’expédition de Rome et pour la mise en accusation de Louis-Napoléon Bonaparte et de ses ministres. À la dernière séance de la Constituante, en mai 1849, il propose encore une amnistie générale pour les condamnés de Juin.

L’exil et la mort à Lausanne
Non réélu à l’Assemblée législative, Flocon poursuit son combat dans la presse démocratique en Alsace. Après le coup d’État du 2 décembre 1851, il doit quitter la France et s’établit à Lausanne. Il y vit modestement jusqu’à sa mort, le 15 mai 1866. Ses obsèques ont lieu deux jours plus tard en présence de plusieurs républicains proscrits. D’abord enterré en Suisse, il est transféré au Père-Lachaise en 1901.

Œuvres et actions principales
- Dictionnaire de morale jésuitique (1824).
- Compte rendu du Salon de 1824.
- Ballades allemandes (1827), traductions.
- Ned Wilmore (1827), roman.
- Direction politique de La Réforme.
- Réorganisation de l’institution des prud’hommes en 1848.
Distinctions et fonctions
- Membre du gouvernement provisoire de la République française en 1848.
- Représentant de la Seine à l’Assemblée nationale constituante, de 1848 à 1849.
- Ministre de l’Agriculture et du Commerce du 11 mai au 28 juin 1848.
- Rédacteur en chef de La Réforme.