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LAFORÊT Marie

DIV. 49 (1939-2019) Chanteuse, Actrice. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. ..

Qui est Marie Laforêt ?

Date de naissance de Marie Laforêt : 5 octobre 1939 (Soulac-sur-mer, France).
Date du décès : 2 novembre 2019 (Genolier, Suisse) à 80 ans.
Activité principale : Chanteuse, actrice, écrivaine.
Nom de naissance : Maïtena Marie Brigitte Douménach.
Pseudonyme : Françoise They.
Signe : Balance.

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>> Division n° 49 <<

Biographie de Marie Laforêt

À la fois chanteuse, actrice et comédienne de talent, Marie Laforêt est avant tout une artiste touche-à-tout, brillante, et authentique, qui aura su conquérir le public à chacune de ses apparitions. Pionnière de la world music en France, la franco-suisse entreprend de mettre à l’honneur le folklore musical américain et européen de l’époque, en reprenant les chansons les plus populaires. Resplendissante sur scène comme devant la caméra, elle aura su jongler, au cours de ses près de 50 ans de carrière, entre ses deux grandes passions, la musique et le cinéma. 

Une enfance difficile, avec le théâtre pour seule passion

Marie Laforêt, née Maïtena Marie Brigitte Doumenach, voit le jour le 5 octobre 1939 à Soulac-sur-Mer (Gironde), dans une grande famille d’industriels originaire du sud de la France. Alors que la seconde guerre mondiale fait rage, les premières années de la jeune fille sont difficiles, marquées par la détention de son père comme prisonnier de guerre en Allemagne, et les privations alimentaires qu’elle subit avec sa sœur Alexandra et sa mère.

À l’adolescence, la jeune Marie déménage avec sa famille sur Paris. Alors âgée de 16 ans, et lycéenne, elle connaît sa première expérience sur les planches avec la pièce Les Fausses Confidences, de Marivaux, à laquelle elle participe lors d’un spectacle de fin d’année. Pour l’adolescente timide, c’est une véritable révélation.

La carrière de Marie Laforêt décolle tout à fait par hasard, alors qu’elle accompagne sa sœur Alexandra à un concours de théâtre organisé par Europe 1, Naissance d’une étoile. À sa grande surprise, Marie en remporte le premier prix, un rôle dans le prochain film de Louis Malle, Liberté. Et si le projet de film est, en fin de compte, abandonné, la jeune fille aura fait forte impression, ce qui lui vaut d’intégrer les cours de théâtre du célèbre Raymond Rouleau.

En 1960, c’est finalement René Clément qui lui donne sa chance au cinéma, avec un rôle dans le film Plein Soleil, où elle joue aux côtés d’Alain Delon et de Maurice Ronet. Cette première apparition cinématographique, encensée par la critique, marque le début d’une longue carrière pour Marie Laforêt.

Les années 60, ou les débuts fulgurants d’une jeune actrice-chanteuse

Remarquée grâce à son premier rôle, la jeune actrice continue sur sa lancée, enchaînant les apparitions au cinéma. Les années 1960 à 1965 s’avèrent particulièrement prolifiques pour Marie Laforêt, que l’on retrouve, entre autres, dans La Fille aux Yeux d’Or (1961), réalisé par son mari Jean-Gabriel Albicocco, mais encore Le Rouge et le Noir (1961), Leviathan (1962), À cause, à cause d’une femme (1962), La Chasse à l’Homme (1962), Le Rat d’Amérique (1963, également réalisé par Albicocco, et où elle partage l’affiche avec Charles Aznavour), Marie-Chantal contre le Dr Kha (1964), et Des Filles pour l’Armée (1965).

Artiste complète, aux multiples facettes, la jeune actrice se lance, en parallèle de sa carrière cinématographique, dans l’industrie musicale. En 1960, elle participe donc avec son ami de toujours, Jacques Higelin, à la BO du film Saint-Tropez Blues, de Marcel Moussy. Le succès est au rendez-vous dès février 1963, avec la sortie d’un 45 tours qui fera date dans la carrière de Marie Laforêt, Les Vendanges de l’Amour.

Véritable passionnée, l’artiste cumule les succès, au cinéma comme dans la musique. Au même titre que les films, les tubes s’enchaînent inlassablement, convertissant la jeune Marie Laforêt en une actrice et chanteuse populaire, immensément appréciée par le grand public. Au cours de cette décennie, elle sort donc, entre autres, Frantz, en duo avec Guy Béart (1964),  Viens sur la montagne (1964), Katy cruelle (1965), Marie-douceur, Marie-colère (adaptation française de Paint It Black, 1966),  Manchester et Liverpool (1966), Mon amour, Mon ami (1967), Ivan, Boris et moi (1967), ou encore Qué calor la vida (1968).

La période 1968 – 1990, un détour remarqué par la world music

Avec ce dernier tube, Qué calor la vida, Marie Laforêt entame en douceur une transition vers un registre plus folklorique. La période 1968-1980 marque alors un tournant dans la carrière de la chanteuse, qui se détourne quelque peu de la chanson populaire française pour aller puiser une inspiration nouvelle dans la world music américaine et européenne.

Au cours de cette période particulièrement faste, Marie Laforêt sort près d’une douzaine d’albums, aux accents italiens, yougoslaves, espagnols, roumains, anglais ou encore brésiliens. La chanteuse connaîtra quelques succès notables, comme Le Vin de l’Été (1969, adaptation en français de Summer Wine), Viens, Viens (1973, adaptation d’une chanson allemande), Cadeau (1974, inspiré d’une chanson country américaine), mais aussi Il a neigé sur Yesterday (1977), en hommage aux Beatles et à leur récente séparation. Marie Laforêt s’inscrit là dans un registre résolument plus authentique, qui l’amène à chanter sur les scènes de France, mais aussi du monde entier.

Mais, sous l’influence de sa maison de production, la chanteuse doit renoncer à ses préférences personnelles pour s’inscrire à nouveau dans un registre commercial et populaire, plus adapté aux attentes du public. En parallèle, elle s’éloigne quelque peu de la musique et s’installe en Suisse, dont elle finira par obtenir la nationalité, pour se ressourcer.

Après quelques années de pause musicale à Genève, où elle exerce tour à tour comme responsable d’une galerie d’art, commissaire-priseur, et se permet même une petite incursion dans la littérature – avec ses Contes et légendes de ma vie privée – Marie Laforêt revient rapidement à ses premières amours, le cinéma. Ainsi, on la retrouve dans Flic ou Voyou (1979), où elle donne la réplique à Jean-Paul Belmondo et Michel Galabru, mais aussi dans Tangos, l’exil de Gardel (1985), un film franco-argentin récompensé à la Mostra de Venise, ou Fucking Fernand (1987). Malgré la sortie de Blanche nuit de satin en 1982 (une reprise de Nights in White Satin), sa carrière musicale reste largement mise de côté.

Les années 90-2000, le grand retour d’une artiste populaire

Le grand retour de Marie Laforêt dans la chanson s’opère en 1993, avec l’album Reconnaissances (dont sont extraits les titres Genève…ou bien et Richard Toll). Le disque est suivi par les compilations Éventail 1963-1993 et Fragile de A à Z (1994), qui reprennent les meilleures chansons de ses 30 ans de carrière, mais aussi un album live, Voyages au long cours (1998), enregistré au cours d’une de ses tournées mondiales. Pour la première fois depuis 1972, la chanteuse remonte sur scène en juillet et septembre 2005, dans le cadre du festival Juste pour Rire de Montréal et au Théâtre des Bouffes-Parisiens, qui se joue à guichets fermés. Galvanisée par son retour triomphal et fière de savoir son public au rendez-vous, la chanteuse programme une tournée d’adieux pour 2007, qui sera finalement annulée pour raisons de santé.

Sa carrière au cinéma et au théâtre est tout aussi productive, avec les films Tykho Moon (1990), Dis-moi oui (1995), Villa Vanille (1998), Les bureaux de Dieu (2008), et les pièces de théâtre Master Class (1999), où sa performance en Maria Callas sera saluée par la critique, La presse est unanime (2003) de Laurent Ruquier, où elle remplace Isabelle Mergault au pied levé, ou encore Jésus la Caille (2004).

Le décès de Marie Laforêt

Atteinte d’un cancer des os, Marie Laforêt s’éteint le 2 novembre 2019 à 80 ans, à Genolier, en Suisse. La cérémonie d’obsèques se déroule à Paris en l’église Saint-Eustache quelques jours plus tard, avant son inhumation, en toute intimité, au cimetière du Père-Lachaise, dans la division 49.

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