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HUSSENOT Olivier

Qui est Olivier Hussenot ?

Nom complet : Olivier Marie André Hussenot-Desenonges.
Naissance : 10 août 1913 (Paris, France).
Mort : 25 août 1978 (Boulogne-Billancourt, France) à 65 ans.
Activité principale : Acteur français de théâtre, de cinéma et de télévision.

Où se trouve la tombe d’Olivier Hussenot ?

Olivier Hussenot est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, à Paris, dans la division 92. Sa sépulture se trouve dans une chapelle funéraire portant le nom de la famille Hussenot-Desenonges.

Plan du cimetière du Père-Lachaise pour localiser la division 92
Plan du cimetière du Père-Lachaise : la tombe d’Olivier Hussenot se trouve dans la division 92.

Le monument funéraire d’Olivier Hussenot au Père-Lachaise

La sépulture prend la forme d’une chapelle familiale en pierre claire, de lignes sobres et régulières. Sa façade est surmontée d’un fronton triangulaire marqué d’une croix. Au-dessus de la porte métallique à deux vantaux, un cartouche porte l’inscription « Famille Hussenot-Desenonges ». La croix dessinée dans la porte reprend le motif religieux du fronton.

Chapelle funéraire d’Olivier Hussenot au Père-Lachaise
Vue d’ensemble de la chapelle Hussenot-Desenonges, division 92. Wikimedia Commons, licence libre.
Tombe d’Olivier Hussenot dans la division 92 du Père-Lachaise
La chapelle familiale Hussenot-Desenonges au Père-Lachaise. Photo Pierre-Yves Beaudouin, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Biographie d’Olivier Hussenot

Olivier Hussenot naît à Paris le 10 août 1913 sous le nom d’Olivier Marie André Hussenot-Desenonges. Il grandit dans une famille d’ancienne bourgeoisie parisienne originaire de Lorraine. Dès 1931, il choisit la scène et rejoint les Comédiens routiers, troupe fondée par Léon Chancerel dans le sillage du renouveau théâtral porté par Jacques Copeau.

L’apprentissage auprès des Comédiens routiers

Cette formation marque durablement son jeu. Les Comédiens routiers privilégient le mime, l’expression corporelle, l’improvisation et le travail collectif. Hussenot y apprend un théâtre mobile, populaire et proche du public. Il y rencontre Jean-Pierre Grenier, qui deviendra son partenaire artistique essentiel. Leur complicité naît d’une même volonté : faire vivre un théâtre contemporain accessible, inventif et libéré des conventions trop pesantes.

Portrait d’Olivier Hussenot en 1952
Olivier Hussenot en 1952. Photographie anonyme, Wikimedia Commons, domaine public.

La compagnie Grenier-Hussenot

En 1946, Olivier Hussenot et Jean-Pierre Grenier fondent la compagnie Grenier-Hussenot. Pendant plus de dix ans, elle s’impose comme l’une des aventures marquantes du théâtre français d’après-guerre. La troupe monte des textes de Jean Tardieu, Alfred Adam, Federico García Lorca, Peter Ustinov ou Friedrich Dürrenmatt. Son ton mêle poésie, fantaisie, satire et exigence de jeu.

Plusieurs artistes appelés à devenir célèbres y font leurs débuts ou y trouvent un terrain décisif : Jean Rochefort, Rosy Varte et les Frères Jacques comptent parmi les noms associés à cette « troupe-liberté ». En 1956 et 1957, Grenier et Hussenot prennent la succession de Jean-Louis Barrault au Théâtre Marigny. Ils y présentent notamment L’Hôtel du libre-échange de Feydeau et Desvallières, puis la création française de La Visite de la vieille dame de Dürrenmatt.

Olivier Hussenot dans la pièce L’Escalier d’Yves Farge
Olivier Hussenot dans L’Escalier d’Yves Farge. Collection BnF/Gallica, Wikimedia Commons.

Un visage familier du cinéma français

À la fin des années 1940, Olivier Hussenot commence une abondante carrière au cinéma. Il devient rapidement l’un des grands seconds rôles du cinéma français. Sa silhouette, sa voix et son regard malicieux lui valent souvent des personnages d’inspecteur, de commissaire, de militaire ou de notable. Même lorsqu’il incarne l’autorité, son jeu conserve une humanité et une bonhomie qui le rendent immédiatement reconnaissable.

Trois Télégrammes d’Henri Decoin contribue à le faire connaître du grand public. Il tourne ensuite pour Marcel Carné dans La Marie du port, Christian-Jaque dans Fanfan la Tulipe, René Clair dans Les Grandes Manœuvres, Julien Duvivier dans Pot-Bouille et Jean Delannoy dans Maigret tend un piège. Il apparaît aussi dans Les Racines du ciel de John Huston et Crésus de Jean Giono.

Affiche du film Atoll K avec Olivier Hussenot
Affiche américaine d’Atoll K (Utopia), film avec Olivier Hussenot, Laurel et Hardy. Wikimedia Commons, domaine public.

Dans Atoll K, dernier long métrage réunissant Laurel et Hardy, il interprète le commandant du navire. Cette coproduction tournée au début des années 1950 lui offre une place dans une distribution internationale. Le film, aussi diffusé sous le titre Utopia, demeure une curiosité de sa filmographie et explique la conservation de plusieurs affiches différentes.

Laurel et Hardy sur une affiche d’Atoll K, film avec Olivier Hussenot
Une autre affiche américaine d’Atoll K, sorti aux États-Unis sous le titre Utopia. Wikimedia Commons, domaine public.

Des rôles plus sombres et une activité d’auteur

Hussenot ne se limite pourtant pas aux personnages joviaux. Dans Le Dimanche de la vie, adapté du roman de Raymond Queneau, il incarne Paul Brélugat, bourgeois autoritaire et inquiétant. Il participe lui-même à l’adaptation cinématographique, révélant une autre facette de son métier : celle d’un homme de théâtre et de cinéma capable de travailler le texte autant que l’interprétation.

Affiche illustrée du film Utopia avec Olivier Hussenot
Affiche illustrée d’Utopia, version américaine d’Atoll K. Wikimedia Commons, domaine public.

La télévision et les dernières années

À partir des années 1960, la télévision prolonge sa popularité. Il joue dans des dramatiques, des téléfilms et des séries historiques, parmi lesquelles Les Nouvelles Aventures de Vidocq, Joseph Balsamo, où il interprète Jean-Jacques Rousseau, et Ces beaux messieurs de Bois-Doré. Sur scène, il continue de servir des auteurs très différents, de Bertolt Brecht à Mikhaïl Boulgakov, Fernando Arrabal, Carlo Goldoni et Henrik Ibsen.

Parallèlement, il prête sa voix à des enregistrements de textes et de récitations. En 1978, il publie chez Denoël son autobiographie, Ma vie publique en six tableaux. Olivier Hussenot meurt le 25 août 1978 à Boulogne-Billancourt, quinze jours après son soixante-cinquième anniversaire. Sa carrière, commencée dans le théâtre collectif des années 1930, aura traversé près d’un demi-siècle de scène, de cinéma et de télévision.

Films et œuvres marquants

  • La Marie du port (1950), de Marcel Carné.
  • Trois Télégrammes (1950), d’Henri Decoin.
  • Atoll K (1951), de Léo Joannon.
  • Fanfan la Tulipe (1952), de Christian-Jaque.
  • Les Grandes Manœuvres (1955), de René Clair.
  • Pot-Bouille (1957), de Julien Duvivier.
  • Maigret tend un piège (1958), de Jean Delannoy.
  • Les Racines du ciel (1958), de John Huston.
  • Crésus (1960), de Jean Giono.
  • Le Dimanche de la vie (1967), de Jean Herman, adapté de Raymond Queneau.
  • Ma vie publique en six tableaux (1978), autobiographie.

Fonctions et activités

  • Comédien des Comédiens routiers de Léon Chancerel à partir de 1931.
  • Cofondateur de la compagnie Grenier-Hussenot en 1946.
  • Comédien et metteur en scène de théâtre.
  • Acteur de cinéma et de télévision.
  • Scénariste et adaptateur.
  • Récitant pour des enregistrements sonores.