Qui est Casimir Delavigne ?
Date de naissance : 5 avril 1793 (Le Havre, France).
Date du décès : 11 décembre 1843 (Lyon, France), à 50 ans.
Activité principale : Poète et dramaturge.
Nom de naissance : Casimir Jean François Delavigne.
Où se trouve la tombe de Casimir Delavigne ?
Casimir Delavigne repose au cimetière du Père-Lachaise, division 49.

Le monument funéraire de Casimir Delavigne au Père-Lachaise
Casimir Delavigne est inhumé dans la division 49, sur le chemin qui porte aujourd’hui son nom. La sépulture rappelle une célébrité littéraire considérable au XIXe siècle : le poète fut pleuré par un très large public et Victor Hugo prononça son éloge au nom de l’Académie française. Le monument reste un lieu de mémoire pour l’auteur des Messéniennes et de La Parisienne.


Biographie de Casimir Delavigne
Une enfance havraise et la formation parisienne
Né au Havre en 1793, Casimir Delavigne grandit dans une famille que les bouleversements révolutionnaires ont durement touchée. Son père, auparavant arpenteur des forêts du Roi, devient négociant. En 1801, Casimir rejoint son frère Germain à Paris et entre au lycée Henri-IV. Il s’y révèle excellent élève et commence à écrire des vers dès l’adolescence.
Il y noue une amitié durable avec Eugène Scribe. Les deux jeunes hommes se projettent déjà vers la littérature et le théâtre. Delavigne obtient de premières distinctions de l’Académie pour ses poèmes, tout en occupant un emploi qui lui assure une relative sécurité matérielle.
Les Messéniennes : la voix de l’après-Waterloo
La véritable célébrité arrive après Waterloo. Les premières Messéniennes, publiées en 1815, donnent une voix au deuil national, à l’humiliation de l’occupation étrangère et au souvenir des vaincus. Ces poèmes patriotiques trouvent un immense écho. Delavigne devient, pour une génération, l’un des chantres de la France blessée mais attachée à son histoire et à son indépendance.
Son succès lui ouvre les portes de la Chancellerie, où il devient bibliothécaire. Il conserve néanmoins son ambition théâtrale, et cherche à s’imposer sur les scènes parisiennes par la tragédie et la comédie.

Le théâtre et l’Académie française
Les Vêpres siciliennes puis L’École des vieillards installent Delavigne parmi les auteurs les plus joués de son temps. Cette dernière comédie est particulièrement bien reçue. En 1825, il est élu à l’Académie française, à seulement 32 ans. Cette reconnaissance précoce confirme le statut exceptionnel dont il jouit alors auprès du public et des institutions.
Son théâtre se place entre les formes classiques et les attentes d’un public nouveau. Il aime les grands sujets historiques, la clarté de l’intrigue et un vers accessible. Ses contemporains admirent sa maîtrise ; les générations suivantes, plus sensibles au romantisme, jugeront parfois son écriture trop mesurée. Sa place dans la vie théâtrale de la Restauration reste pourtant essentielle.

La Parisienne et la monarchie de Juillet
Après les journées de Juillet 1830, Delavigne compose les paroles de La Parisienne, mise en musique par Daniel-François-Esprit Auber. La chanson devient la marche nationale de la monarchie de Juillet. Elle assure à son auteur une popularité durable, bien au-delà du public de la Comédie-Française.

Il poursuit son œuvre avec Louis XI, Les Enfants d’Édouard, Don Juan d’Autriche et plusieurs comédies. Son état de santé se dégrade cependant progressivement. En 1843, sur la route du Midi, il doit s’arrêter à Lyon, où il meurt le 11 décembre, auprès de son épouse. Une dernière tragédie, Mélusine, demeure inachevée.
Une gloire du XIXe siècle
Ses funérailles parisiennes rassemblent une foule importante. Victor Hugo, au nom de l’Académie française, salue celui qui avait été l’un de ses membres les plus jeunes. Le Havre lui consacre une statue et Paris donne son nom à une rue ; au Père-Lachaise, le chemin Casimir-Delavigne rappelle également la place qu’il conserva longtemps dans la mémoire littéraire.

Œuvres principales
- Les Messéniennes (1818-1823).
- Les Vêpres siciliennes (1819).
- L’École des vieillards (1823).
- La Parisienne (1830).
- Louis XI (1832).
- Les Enfants d’Édouard (1833).
Distinctions et postérité
- Membre de l’Académie française, élu en 1825.
- Paroles de La Parisienne, marche de la monarchie de Juillet.
- Chemin Casimir-Delavigne au Père-Lachaise et rue Casimir-Delavigne à Paris.