BRASSEUR Claude

Qui est Claude Brasseur ?

Date de naissance : 15 juin 1936 (Neuilly-sur-Seine, France)
Date du décès : 22 décembre 2020 (Paris, France) à 84 ans.
Activité principale : Acteur, comédien.
Nom de naissance : Claude Pierre Espinasse.
Signe : Gémeaux.

Localiser la tombe de Claude Brasseur

>> Division n° 59 <<

Biographie de Claude Brasseur

Avec plus de 110 films et 35 pièces de théâtre à son actif, Claude Brasseur fait partie de ces acteurs incontournables du cinéma français, ces comédiens dont le talent, le charisme, et la voix ne laissent personne indifférent. Prédestiné, malgré le manque d’affection de ses parents acteurs, Claude Brasseur est à la fois un bourreau de travail et un épicurien infatigable, qui couronnera ses plus de 60 ans de carrière par deux magnifiques César. Que ce soit sur les planches, au cinéma, ou sur le petit écran, le comédien est à l’aise dans tous les registres, passant du drame à la comédie à la perfection.

Une enfance en solitaire, dans une famille de comédiens

Claude Brasseur, né Claude Pierre Espinasse, voit le jour le 15 juin 1936 à Neuilly-sur-Seine, dans une famille profondément tournée vers l’art. Ses parents, Pierre Brasseur et Odette Joyeux, sont eux-mêmes des comédiens de renom, alors que son parrain n’est autre que le célèbre écrivain Ernest Hemingway. Son enfance, il la passe auprès des grands noms de la littérature et du cinéma français, comme Jean-Paul Sartre, Jean Vilar ou Louis Juvet, qui viennent régulièrement rendre visite à la famille Brasseur ; un terrain idéal pour le jeune Claude, qui aime à apprendre de ses illustres aînés. 

Pour autant, ses parents, bien trop focalisés sur leurs carrières respectives, que ce soit au théâtre ou au cinéma, s’occupent très peu de lui. Le ménage, également, bat de l’aile, puisque Pierre Brasseur et Odette Joyeux se séparent 9 ans après la naissance du petit garçon. Ainsi, malgré un environnement propice à l’apprentissage du cinéma, Claude Brasseur grandit seul, entre les absences répétées de ses progéniteurs, les gardes alternées et la pension, où il se lie d’amitié avec Philippe Noiret, Jean-Jacques Debout, ou encore Jacques Mesrine.

Ses premiers pas sur les planches, au cinéma, et à la télé

Peu intéressé par les études supérieures, Claude Brasseur arrête sa scolarité en seconde. C’est son père qui l’aide alors à faire ses débuts dans la vie professionnelle, en le faisant engager à Paris Match comme assistant du photographe Walter Carone. En 1955, sa rencontre avec la comédienne Elvire Popesco, qu’il interviewe lors d’une ses missions pour Paris Match, va marquer le premier tournant de sa carrière artistique. Alors qu’elle vient d’acquérir le Théâtre de Paris, Popesco lui offre ses premiers rôles sur les planches ; il s’illustre, notamment, dans la pièce Judas de Marcel Pagnol, mise en scène par Pierre Valde. 

Enthousiasmé par cette première expérience de la scène, le jeune Claude entre au Conservatoire pour se lancer dans une carrière cinématographique, suivant le chemin déjà tracé par ses célèbres parents. Là, il côtoie d’autres acteurs de génie, comme Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Marielle ou encore Jean Rochefort, et tourne ses premiers films au cinéma, comme Rencontre à Paris (1956), ou Le Pays d’Où je Viens (1956). Son service militaire, passé en Algérie chez les parachutistes, le tiendra éloigné de la scène pendant 3 ans. 

60-80, la « révélation » Claude Brasseur

À son retour, Claude Brasseur décroche d’autres rôles au cinéma. On le voit notamment dans Rue des Prairies (1959), auprès de Jean Gabin, Les Yeux sans Visage (1960), où il donne la réplique à son père, mais aussi Bande à Part (1964) ou Un Homme de Trop (1967).

Mais c’est d’abord le petit écran, qui, dans les années 60, révèle le jeune Brasseur au grand public.  Avec ses performances en tant que Sganarelle, dans Dom Juan ou Le Festin de Pierre (1965) Joseph Rouletabille, dans Le Mystère de la Chambre Jaune (1965), mais surtout François Vidocq, dans Les Nouvelles Aventures de Vidocq (1971-1973, où il succède à Bernard Noël), Claude Brasseur accède à la reconnaissance du public et de ses pairs. En 1970, il se marie en secondes noces avec Michèle Cambon, avec qui il a un fils, Alexandre Brasseur, en 1971. 

Au cinéma, il faut attendre 1974 et son rôle dans Les Seins de Glace, de Georges Lautner, pour que l’acteur s’impose sur le grand écran. Deux ans plus tard, il connaît enfin la consécration, avec Un éléphant, ça trompe énormément (1976), du réalisateur Yves Robert, qui lui vaudra de décrocher le césar du Meilleur Acteur dans un Second Rôle (1977). Le succès du film est tel qu’une suite sort d’ailleurs la même année, Nous irons tous au paradis

Claude Brasseur l’acteur, le comédien, mais aussi le sportif de haut niveau

Fort de ces premiers succès au cinéma, Claude Brasseur remporte (presque) dans la foulée le césar du Meilleur Acteur, en 1979, dans La Guerre des Polices. À 43 ans, il est désormais un acteur accompli, alors que sa carrière se déroule aussi bien au cinéma que sur les planches. Infatigable, Claude Brasseur enchaîne alors les succès, comme La Boum (1980) de Claude Pinoteau, où il interprète le père de la jeune Sophie Marceau, La Crime (1982) de Philippe Labro, ou encore Les Loups entre Eux (1985) de José Giovanni. Formidable interprète, multi-facettes et touche-à-tout, Claude Brasseur est aussi à l’aise dans un registre dramatique que dans les rôles comiques. 

Mais l’acteur Claude Brasseur a aussi plus d’un tour dans son sac. Outre sa passion pour le théâtre et le cinéma, l’homme est aussi un féru de sport, en particulier de bobsleigh et de rallye automobile. Si une grave blessure en compétition ne l’avait pas éloigné des pistes, il aurait d’ailleurs dû participer aux Jeux Olympiques d’hiver de Innsbruck en 1964, avec l’Équipe de France de bobsleigh. En parallèle, Claude Brasseur dispute régulièrement les épreuves en circuit du Simca Racing Team. Il participe aussi pas moins de six fois au Paris-Dakar, en tant que co-pilote ; une compétition qu’il finit par remporter en 1983, aux côtés du pilote belge Jacky Ickx.

Les années 90-2000, et un acteur toujours au sommet de son art

Les années 90-2000, et l’âge avançant, ne tarissent en rien la soif d’un acteur prolifique et adoré du grand public. Au sommet de son art, Claude Brasseur continue d’enchaîner les succès, que ce soit au petit écran, au cinéma, ou au théâtre. Il tient, par exemple, le rôle principal de la série policière de TF1, Franck Keller, diffusée entre 2003 et 2007, et participe aussi à de nombreux téléfilms, comme L’Oncle de Russie, Vieilles Canailles, Un Autre Monde. Sur les planches, il manie aussi bien le répertoire classique, dans Le Tartuffe (2016) ou L’Indigent Philosophe (2017), que les œuvres contemporaines, comme Le Dîner de Cons (1993), À torts et à raisons (1999), La Colère du Tigre (2014), ou encore Jacques Daniel (2016). Au cinéma, on le retrouve encore dans Le Héros de La Famille (2006), L’Étudiante et Monsieur Henri (2015), ou la saga Camping (de 2006 à 2016), alors qu’il approche des 80 ans. 

Les dernières années de Claude Brasseur

2018 marque la dernière apparition cinématographique de Claude Brasseur, à l’occasion du film Tout le Monde Debout, de et avec Franck Dubosc. Déjà affaibli par un violent AVC survenu quelques mois auparavant, Claude Brasseur s’éteint finalement à Paris le 22 décembre 2020, à l’âge de 84 ans, entouré des siens. Son inhumation a eu lieu le 29 décembre 2020 au cimetière du Père Lachaise (59e division), où il repose aux côtés de son illustre père, Pierre Brasseur.

Vous aimerez peut-être...

Articles populaires..

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *