Qui est Gaspard Ulliel ?
Date de naissance : 25 novembre 1984 (Neuilly-sur-Seine, France).
Date du décès : 19 janvier 2022 (La Tronche, France) à 37 ans.
Activité principale : Acteur, mannequin.
Nom de naissance : Gaspard Thomas Ulliel.
Où est la tombe de Gaspard Ulliel ?
La tombe est située dans la division 44

Le monument funéraire de Gaspard Ulliel au Père-Lachaise

Tombe de Gaspard Ulliel dans la 44ème division du cimetière du Père Lachaise à Paris.
Solen-s-25, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Gaspard Ulliel repose au cimetière du Père-Lachaise, dans la 44e division. Après ses obsèques célébrées le 27 janvier 2022 en l’église Saint-Eustache, à Paris, l’acteur a été incinéré puis inhumé dans ce cimetière.
Sa sépulture est d’une grande sobriété. Une dalle sombre, aux lignes géométriques très simples, porte son nom en lettres claires ainsi que ses années de naissance et de décès.
La tombe reçoit régulièrement des fleurs, des messages et de petits hommages laissés par des admirateurs. Elle reste avant tout un lieu de recueillement consacré à un artiste disparu brutalement, à l’âge de trente-sept ans.
Biographie de Gaspard Ulliel
Une enfance au contact de la création
Gaspard Thomas Ulliel naît le 25 novembre 1984 à Neuilly-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine. Fils unique, il grandit dans un environnement professionnel lié à l’image et à la création : son père, Serge Ulliel, exerce le métier de designer, tandis que sa mère, Christine, travaille comme styliste. Sans appartenir à une famille de comédiens, il est ainsi familiarisé très jeune avec les univers de la mode, du dessin et de la mise en scène visuelle.
À l’âge de six ans, il est blessé au visage par un chien et conserve sur la joue gauche une cicatrice qui deviendra l’un de ses traits physiques les plus reconnaissables. Loin de la dissimuler, le cinéma l’intégrera naturellement à son visage. Cette marque contribuera même, au fil des années, à singulariser une apparence souvent décrite comme élégante, mais jamais entièrement lisse ou conventionnelle.
Il commence à travailler devant une caméra alors qu’il est encore enfant. À partir de la seconde moitié des années 1990, il apparaît dans des productions télévisées, notamment dans la série Une femme en blanc. Ces premières expériences demeurent modestes, mais elles lui permettent de découvrir très tôt les contraintes d’un tournage : l’attente, la répétition des prises, le travail avec les techniciens et la nécessité de rester concentré au milieu d’une équipe d’adultes.
Cette activité précoce ne l’empêche pas de poursuivre sa scolarité. Après son baccalauréat, il entreprend des études de cinéma à l’université Paris-VIII, à Saint-Denis. Il ne suit donc pas le parcours traditionnel d’un conservatoire d’art dramatique. Son apprentissage s’effectue principalement sur les plateaux, au contact des réalisateurs et de ses partenaires, tandis que ses études lui donnent une approche plus générale de la fabrication et de l’histoire des films. (Wikipédia)
Des débuts rapides, mais sans triomphe immédiat
À la fin des années 1990 et au début des années 2000, Gaspard Ulliel enchaîne courts métrages, téléfilms et rôles secondaires. Il apparaît notamment dans Le Pacte des loups de Christophe Gans, sorti en 2001. Son rôle y est bref, mais le film bénéficie d’une forte visibilité et lui permet d’entrer dans le paysage du cinéma français.
Le véritable premier tournant survient en 2002 avec Embrassez qui vous voudrez, réalisé par Michel Blanc. Dans cette comédie chorale, il incarne Loïc, un adolescent dont la fragilité et les incertitudes contrastent avec l’agitation sentimentale des adultes qui l’entourent. Son interprétation attire l’attention de la profession et lui vaut une première nomination au César du meilleur espoir masculin en 2003. (Académie des César)
La reconnaissance se précise l’année suivante avec Les Égarés d’André Téchiné. Le film se déroule pendant l’exode de 1940. Gaspard Ulliel y joue Yvan, un jeune homme mystérieux qui aide une mère, interprétée par Emmanuelle Béart, et ses enfants à trouver refuge dans une maison abandonnée. Son personnage mêle assurance, vulnérabilité et zones d’ombre. Le rôle repose moins sur les dialogues que sur la présence physique, les silences et l’instabilité du regard.
Cette prestation lui apporte une deuxième nomination consécutive au César du meilleur espoir masculin. Elle révèle surtout sa capacité à ne pas se limiter aux personnages de jeune premier. Dès le début de sa carrière, les cinéastes perçoivent chez lui une ambiguïté particulière : une douceur apparente pouvant laisser affleurer l’inquiétude, la violence ou le secret.
Le César et la consécration d’Un long dimanche de fiançailles
En 2004, Jean-Pierre Jeunet lui confie le rôle de Manech dans Un long dimanche de fiançailles, adaptation du roman de Sébastien Japrisot. Audrey Tautou interprète Mathilde, une jeune femme qui refuse de croire à la mort de son fiancé pendant la Première Guerre mondiale. Ulliel incarne ce soldat disparu dont le souvenir et le destin traversent tout le récit.
Bien que Manech ne soit pas constamment présent à l’écran, il constitue le centre affectif du film. Le personnage doit rester vivant dans la mémoire de Mathilde comme dans celle du spectateur. Gaspard Ulliel lui apporte une innocence progressivement détruite par la guerre, sans réduire le rôle à celui d’une victime idéale.
La prestation lui vaut, en 2005, le César du meilleur espoir masculin. Après deux nominations successives, cette récompense confirme qu’il n’est plus seulement une révélation prometteuse. À vingt ans, il devient l’un des acteurs les plus recherchés de sa génération. (Académie des César)
Il poursuit avec Le Dernier Jour de Rodolphe Marconi, puis La Maison de Nina de Richard Dembo. Ces films lui permettent d’explorer des registres plus intimes, loin du spectacle visuel de Jean-Pierre Jeunet. Cette alternance entre productions ambitieuses et œuvres plus discrètes deviendra une constante de son parcours.
Le passage à une dimension internationale
En 2007, Gaspard Ulliel endosse deux rôles particulièrement exposés. Dans Jacquou le Croquant, adaptation réalisée par Laurent Boutonnat, il interprète à l’âge adulte le héros du roman d’Eugène Le Roy. Le film, grande production historique destinée au grand public, lui demande une présence plus physique et plus directement héroïque.

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Gaspard Ulliel au festival de Cannes.
La même année, il joue le jeune Hannibal Lecter dans Hannibal Lecter : Les Origines du mal, coproduction internationale réalisée par Peter Webber. La tâche est délicate : le personnage reste associé à l’interprétation d’Anthony Hopkins dans Le Silence des agneaux et ses suites. Le film cherche à raconter la jeunesse du futur criminel et les traumatismes qui auraient précédé sa transformation.
Cette expérience ouvre à Ulliel les portes du cinéma anglophone, mais l’accueil critique du film est partagé. Plutôt que de chercher à s’installer durablement à Hollywood, l’acteur revient principalement vers des projets européens. Cette orientation traduit un choix de carrière : privilégier les réalisateurs et les personnages plutôt qu’une progression linéaire vers les grandes productions américaines.
Il tourne ensuite dans Un barrage contre le Pacifique de Rithy Panh, d’après Marguerite Duras, puis dans La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier, présenté en compétition au Festival de Cannes en 2010. Dans ce dernier film, il incarne Henri de Guise, personnage passionné et ambitieux pris dans les rivalités politiques et amoureuses des guerres de Religion.

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Gaspard Ulliel au Festival international du film de Toronto, 2009.
Sous la direction de Tavernier, son jeu gagne en autorité. Il n’est plus l’adolescent fragile ou le jeune homme énigmatique de ses débuts, mais un acteur capable d’inscrire son personnage dans une vaste fresque historique. Le film confirme également son affinité avec les rôles d’époque, auxquels son visage et sa retenue donnent une crédibilité singulière.
Entre cinéma, mode et recherche de rôles plus complexes
Au début des années 2010, Gaspard Ulliel devient également une figure importante de la mode. La maison Chanel le choisit pour représenter le parfum Bleu de Chanel, lancé en 2010. Il apparaît dans plusieurs campagnes internationales, dont un film publicitaire réalisé par Martin Scorsese. Cette collaboration, poursuivie pendant plus d’une décennie, augmente considérablement sa visibilité hors de France.
L’acteur reste cependant attentif à ne pas laisser cette image publicitaire définir entièrement sa carrière. Il tourne dans L’Art d’aimer d’Emmanuel Mouret, La Mer à boire de Jacques Maillot et Tu honoreras ta mère et ta mère de Brigitte Roüan. Il prête aussi sa voix française à Jack Frost dans le film d’animation Les Cinq Légendes.
En 2013, il apparaît dans Les Rencontres d’après minuit de Yann Gonzalez, œuvre stylisée et sensuelle qui s’éloigne du cinéma narratif traditionnel. Son choix de participer à un premier film aussi singulier témoigne de son intérêt pour des univers de réalisateur affirmés.
Le tournant majeur de cette période reste toutefois Saint Laurent de Bertrand Bonello, sorti en 2014.
Devenir Yves Saint Laurent
Lorsque Bertrand Bonello choisit Gaspard Ulliel pour incarner Yves Saint Laurent, un autre film consacré au couturier, avec Pierre Niney dans le rôle principal, est déjà en préparation. Les deux projets seront inévitablement comparés, bien qu’ils adoptent des approches très différentes.
Bonello ne cherche pas à réaliser une biographie exhaustive. Il se concentre principalement sur les années 1967 à 1976, période de création intense, de succès et de désordre personnel. Ulliel doit faire exister un homme célèbre sans se contenter d’en reproduire les gestes ou la voix.
Sa connaissance du milieu de la mode, acquise notamment par l’intermédiaire de sa famille et de ses propres campagnes publicitaires, lui fournit un arrière-plan utile. Mais le rôle exige surtout une transformation intérieure. Son Saint Laurent apparaît à la fois fragile, dominateur, concentré, dépendant et progressivement enfermé dans l’image publique qu’il a créée.
Le film est sélectionné en compétition au Festival de Cannes. L’interprétation de Gaspard Ulliel lui vaut une nomination au César du meilleur acteur en 2015. Le prix revient cette année-là à Pierre Niney pour l’autre film consacré au couturier, mais la nomination d’Ulliel marque une étape décisive : il est désormais reconnu dans la catégorie des premiers rôles adultes, dix ans après son César du meilleur espoir. (Académie des César)

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Bertrand Bonello, Gaspard Ulliel et Jérémie Renier à Cannes, 2014.
La même année, il est nommé chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres par le ministère français de la Culture. (Ministère de la Culture)
Juste la fin du monde et le César du meilleur acteur
En 2016, Xavier Dolan lui confie le rôle principal de Juste la fin du monde, adaptation de la pièce de Jean-Luc Lagarce. Gaspard Ulliel interprète Louis, un écrivain qui revient dans sa famille après douze années d’absence afin d’annoncer sa mort prochaine. Autour de lui, Nathalie Baye, Vincent Cassel, Marion Cotillard et Léa Seydoux composent une famille incapable de formuler directement ses sentiments.

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Présentation de Juste la fin du monde à Cannes, 2016.
Louis parle peu. Il écoute, observe et reçoit les reproches, les attentes et les frustrations des autres. Toute la difficulté du rôle consiste à rendre perceptible ce qu’il ne dit pas. Le jeu d’Ulliel repose sur des mouvements presque imperceptibles, des sourires retenus, une respiration ou une modification du regard.
Le film remporte le Grand Prix du Festival de Cannes. Son accueil critique est parfois divisé, mais l’interprétation de Gaspard Ulliel s’impose comme l’une des plus maîtrisées de sa carrière. En février 2017, il reçoit le César du meilleur acteur. Cette récompense, douze ans après celle du meilleur espoir, consacre l’évolution d’un comédien qui a progressivement fait de la retenue une véritable puissance dramatique. (Académie des César)
Une carrière devenue plus libre
Après cette consécration, Gaspard Ulliel continue de varier les formats et les registres. Il joue sous la direction de Stéphanie Di Giusto dans La Danseuse, puis de Benoît Jacquot dans Eva, adaptation du roman de James Hadley Chase. Aux côtés d’Isabelle Huppert, il incarne un jeune écrivain pris dans un jeu de manipulation et de fascination.

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Gaspard Ulliel au dîner des révélations des César du cinéma, 2018.
En 2018, Les Confins du monde de Guillaume Nicloux lui offre l’un de ses rôles les plus sombres. Dans l’Indochine de 1945, il joue un soldat français obsédé par la vengeance après le massacre de son frère et de sa belle-sœur. Le personnage, épuisé et brutal, rompt avec l’élégance souvent associée à l’acteur.
Il retrouve ensuite Justine Triet dans Sibyl, où il interprète un acteur pris dans les tensions d’un tournage. Dans la série française Il était une seconde fois, il joue un homme qui découvre un passage lui permettant de revenir dans le passé et de retrouver une ancienne compagne. Le récit lui donne l’occasion d’aborder le regret, l’obsession et l’impossibilité de réparer totalement une histoire.
Sa vie privée demeure relativement protégée. À partir de 2013, il partage la vie du mannequin Gaëlle Pietri. Leur fils, Orso, naît en 2016. L’acteur évoque peu publiquement sa famille et évite d’en faire un élément de promotion. Cette discrétion correspond à une attitude générale : malgré son statut, il entretient une certaine distance avec la célébrité et les commentaires permanents sur la vie personnelle.
Les derniers projets
Au début des années 2020, sa carrière semble entrer dans une nouvelle phase internationale. Il rejoint l’univers Marvel en interprétant Anton Mogart, personnage également connu sous le nom de Midnight Man, dans la série Moon Knight. La série, tournée avant sa mort, sera diffusée en 2022.
Il achève également Plus que jamais d’Emily Atef, aux côtés de Vicky Krieps. Le film raconte le voyage en Norvège d’une femme atteinte d’une maladie grave et la crise que cette décision provoque dans son couple. La proximité involontaire entre le sujet du film et la disparition de l’acteur donnera à sa sortie une résonance particulièrement douloureuse.
Dans La Vengeance au triple galop, comédie réalisée par Alex Lutz et diffusée à la télévision, il accepte au contraire un registre parodique. Ce choix rappelle qu’il ne souhaitait pas être enfermé dans les rôles graves ou mélancoliques auxquels son jeu semblait naturellement le destiner.
Il devait par ailleurs retrouver Léa Seydoux dans La Bête de Bertrand Bonello. Le rôle sera finalement repris par l’acteur britannique George MacKay après sa disparition.
L’accident de ski
Le 18 janvier 2022, alors qu’il skie dans le domaine de La Rosière, en Savoie, Gaspard Ulliel entre en collision avec un autre skieur à l’intersection de deux pistes. Gravement blessé à la tête, il est transporté par hélicoptère au centre hospitalier universitaire de Grenoble, situé à La Tronche.
Il meurt le lendemain, 19 janvier 2022, à l’âge de trente-sept ans. L’autre skieur n’est pas grièvement blessé. L’enquête ne mettra en évidence ni vitesse excessive ni faute justifiant des poursuites, et le dossier sera classé sans suite. (Vanity Fair)
L’annonce provoque une vive émotion dans le monde du cinéma français et au-delà. De nombreux réalisateurs, acteurs et institutions saluent son talent, mais aussi la délicatesse et la discrétion qui lui étaient généralement attribuées.
Ses obsèques sont célébrées le 27 janvier 2022 en l’église Saint-Eustache, à Paris, en présence de sa famille et de nombreuses personnalités du cinéma. Après la crémation, ses cendres sont inhumées au Père-Lachaise, dans la 44e division.
Lors de la cérémonie des César de 2022, Xavier Dolan lui rend un hommage particulièrement personnel en lisant une lettre adressée à la mère de l’acteur. La disparition d’Ulliel laisse alors plusieurs œuvres achevées mais encore inédites, donnant au public le sentiment troublant de continuer à découvrir un acteur dont la carrière vient pourtant de s’interrompre.
Œuvres principales
Cinéma
- 2002 : Embrassez qui vous voudrez, de Michel Blanc
- 2003 : Les Égarés, d’André Téchiné
- 2004 : Un long dimanche de fiançailles, de Jean-Pierre Jeunet
- 2006 : Paris, je t’aime, segment réalisé par Gus Van Sant
- 2007 : Jacquou le Croquant, de Laurent Boutonnat
- 2007 : Hannibal Lecter : Les Origines du mal, de Peter Webber
- 2008 : Un barrage contre le Pacifique, de Rithy Panh
- 2010 : La Princesse de Montpensier, de Bertrand Tavernier
- 2013 : Les Rencontres d’après minuit, de Yann Gonzalez
- 2014 : Saint Laurent, de Bertrand Bonello
- 2016 : La Danseuse, de Stéphanie Di Giusto
- 2016 : Juste la fin du monde, de Xavier Dolan
- 2018 : Eva, de Benoît Jacquot
- 2018 : Les Confins du monde, de Guillaume Nicloux
- 2019 : Sibyl, de Justine Triet
- 2022 : Plus que jamais, d’Emily Atef, sorti à titre posthume
- 2023 : Coma, de Bertrand Bonello, sorti après sa mort
Télévision et séries
- 1997 : Une femme en blanc
- 2000 : Julien l’apprenti
- 2019 : Il était une seconde fois
- 2021 : La Vengeance au triple galop
- 2022 : Moon Knight, rôle d’Anton Mogart, diffusé à titre posthume
Doublage
- 2012 : Les Cinq Légendes — voix française de Jack Frost
Distinctions et récompenses
- 2003 : nomination au César du meilleur espoir masculin pour Embrassez qui vous voudrez. (Académie des César)
- 2004 : nomination au César du meilleur espoir masculin pour Les Égarés. (Académie des César)
- 2005 : César du meilleur espoir masculin pour Un long dimanche de fiançailles. (Académie des César)
- 2015 : nomination au César du meilleur acteur pour Saint Laurent. (Académie des César)
- 2015 : chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres. (Ministère de la Culture)
- 2017 : César du meilleur acteur pour Juste la fin du monde. (Académie des César)
- 2022 : hommage officiel lors de la 47e cérémonie des César, avec une intervention de Xavier Dolan consacrée à sa mémoire. (Wikipédia)