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KHORSAND Philippe

Qui est Philippe Khorsand ?

Nom complet : Philippe Teymour Khorsand.
Naissance : 17 février 1948 (Paris, France).
Mort : 29 janvier 2008 (Paris, France) à 59 ans.
Activité principale : Acteur français.
Notoriété : Comédien fidèle de Jean-Michel Ribes, célèbre pour le directeur de Palace et Richard Matisse dans Une famille formidable.

Où se trouve la tombe de Philippe Khorsand ?

Philippe Khorsand est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, dans la 23e division. Ses obsèques furent célébrées le 4 février 2008 en l’église Saint-Roch à Paris, avant son inhumation au Père-Lachaise.

Plan du Père-Lachaise indiquant la division 23
Plan du cimetière du Père-Lachaise : la tombe de Philippe Khorsand se trouve dans la division 23.

Le monument funéraire de Philippe Khorsand au Père-Lachaise

La sépulture de Philippe Khorsand est une tombe sobre en pierre claire. Une dalle horizontale porte son nom en lettres capitales ainsi que ses années de naissance et de mort. À la tête du monument, une stèle basse prolonge cette composition dépouillée. L’ensemble se situe près de l’avenue transversale nº 1, dans la division 23.

Vue d’ensemble de la tombe de Philippe Khorsand au Père-Lachaise
Vue d’ensemble de la tombe de Philippe Khorsand, division 23. Photo : Pierre-Yves Beaudouin / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Détail de la sépulture de Philippe Khorsand au Père-Lachaise
Autre vue de la sépulture de Philippe Khorsand. Photo : Pierre-Yves Beaudouin / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Biographie de Philippe Khorsand

Philippe Teymour Khorsand naît le 17 février 1948 dans le 14e arrondissement de Paris. Sa mère est française et son père iranien. Très tôt attiré par le jeu, il entre au cours Simon à l’adolescence. Cette formation lui donne les bases du métier, mais une rencontre va surtout orienter toute sa carrière : celle de Jean-Michel Ribes. En 1966, les deux jeunes hommes fondent la compagnie du Pallium. Ribes le dirige la même année dans L’Alchimiste de Ben Jonson, première étape d’un compagnonnage artistique qui durera plus de quarante ans.

Les débuts au théâtre

Le théâtre constitue le socle de son parcours. En 1970, Philippe Khorsand participe aux Fraises musclées, spectacle écrit et mis en scène par Jean-Michel Ribes. Après quelques représentations au théâtre La Bruyère, la pièce est reprise au théâtre du Kaleïdoscope et connaît une longue série de représentations. L’acteur affirme alors un tempérament singulier : énergie physique, diction rapide, sens du décalage et capacité à rendre immédiatement crédibles les personnages les plus extravagants.

En 1971, il met lui-même en scène la revue Oh! Calcutta! à l’Élysée-Montmartre. Il poursuit parallèlement une carrière de comédien dans des œuvres très diverses, passant de Labiche à Anouilh, de Beaumarchais à Shakespeare. Il joue notamment Le Mariage de Figaro, Léocadia, La Cagnotte, La Mégère apprivoisée et Cyrano de Bergerac. Cette variété révèle un interprète capable de servir le répertoire classique comme la comédie contemporaine. En 1988 et 1989, il est pensionnaire de la Comédie-Française.

Un visage familier du cinéma

Georges Lautner lui offre son premier rôle au cinéma dans Laisse aller… c’est une valse, sorti en 1971. Philippe Khorsand devient ensuite l’un des seconds rôles les plus reconnaissables du cinéma français. Son jeu nerveux et expressif convient aux personnages autoritaires, inquiets, vaniteux ou maladroits, auxquels il apporte une humanité comique.

Il tourne sous la direction de Claude Zidi dans Inspecteur la Bavure, de Francis Veber dans Les Compères, de Gérard Oury dans La Vengeance du serpent à plumes, de Jean-Luc Godard dans Soigne ta droite et de Jean-Marie Poiré dans Mes meilleurs copains. Claude Lelouch fait plusieurs fois appel à lui, notamment pour Édith et Marcel, Les Misérables et Hommes, femmes : mode d’emploi. Dans Les Misérables, il interprète une incarnation contemporaine de Javert. Son parcours compte plus de quarante longs métrages, sans qu’il abandonne jamais la scène.

Palace et la popularité télévisée

La télévision lui apporte une popularité nationale. Après Merci Bernard, émission satirique créée par Jean-Michel Ribes, il retrouve la même famille artistique dans Palace en 1988. Il y incarne John Lox, directeur aussi empressé qu’imperturbable d’un hôtel imaginaire. Avec Éva Darlan, il dispense des conseils absurdes pour « être palace chez soi » et affronte le client mécontent joué par Marcel Philippot. L’élégance raide du personnage, son sourire contraint et son empressement excessif deviennent immédiatement reconnaissables.

Des années plus tard, une campagne publicitaire de la MAAF reprend le principe du directeur et la réplique devenue célèbre du client : « Je l’aurai un jour, je l’aurai ! » Philippe Khorsand retrouve ainsi un personnage associé à sa silhouette et à son humour. Après sa mort, l’assureur lui rend hommage en rediffusant un spot accompagné d’un message d’adieu.

Une famille formidable et les dernières années

À partir de 1992, il interprète Richard Matisse dans Une famille formidable. Présentateur de télévision, ancien mari de Paule et ami proche de Jacques Beaumont, Richard occupe une place durable dans la saga. Philippe Khorsand en fait un personnage à la fois brillant, affectueux, excessif et fragile. Sa présence pendant sept saisons contribue à l’identité de cette série familiale suivie par plusieurs générations de téléspectateurs.

Il apparaît aussi dans Marc et Sophie, Maguy, H, Navarro et Maigret. Dès 2002, il joue Jacky Roche dans Sœur Thérèse.com, aux côtés de Dominique Lavanant. Au fil de ces rôles, il impose un style immédiatement identifiable sans s’enfermer dans un seul registre. Sa précision d’acteur lui permet de passer de la satire au drame et du théâtre de répertoire à la comédie populaire.

Philippe Khorsand meurt le 29 janvier 2008 à l’hôpital Lariboisière, dans le 10e arrondissement de Paris, des suites d’une hémorragie interne. Il venait d’achever le tournage de Musée haut, musée bas, réalisé par Jean-Michel Ribes. Sorti quelques mois plus tard, ce dernier film est dédié à sa mémoire. Sa disparition met fin à l’une des collaborations les plus constantes du théâtre et de la comédie française contemporains.

Œuvres principales

  • Théâtre : L’Alchimiste (1966), Les Fraises musclées (1970), Le Mariage de Figaro (1980), Léocadia (1984), La Cagnotte (1988), La Mégère apprivoisée (1992), Cyrano de Bergerac (1997), L’Invité (2003-2004).
  • Cinéma : Inspecteur la Bavure (1980), Les Compères (1983), La Vengeance du serpent à plumes (1984), Mes meilleurs copains (1989), Les Misérables (1995), Le Plus Beau Métier du monde (1996), Musée haut, musée bas (2008).
  • Télévision : Merci Bernard (1982-1984), Palace (1988), Une famille formidable (1992-2008) et Sœur Thérèse.com (2002-2008).

Distinctions et fonctions

  • Pensionnaire de la Comédie-Française de 1988 à 1989.
  • Nomination au Molière du comédien dans un second rôle en 2004 pour L’Invité.
  • Plus de quarante années de collaboration artistique avec Jean-Michel Ribes, au théâtre, au cinéma et à la télévision.