Qui est Marcel Cachin ?
Nom de naissance : Gilles Marcel Cachin.
Naissance : 20 septembre 1869, Paimpol.
Décès : 12 février 1958, Choisy-le-Roi.
Activités : homme politique, parlementaire et directeur de L’Humanité.
Où est la tombe de Marcel Cachin ?
Marcel Cachin repose au Père-Lachaise, dans la division 97, avenue circulaire, première ligne.

Le monument funéraire de Marcel Cachin au Père-Lachaise
La tombe se situe avenue circulaire, à proximité des sépultures de dirigeants communistes. Elle porte les noms de Marcel Cachin et de son épouse Marguerite.


Biographie de Marcel Cachin
Gilles Marcel Cachin naît à Paimpol en 1869, dans une Bretagne populaire et maritime. Après ses études secondaires, il poursuit une formation de philosophie à Rennes puis à Bordeaux. Il devient professeur, métier qu’il exerce pendant quinze ans. Cette formation intellectuelle nourrit un goût durable pour la polémique, le journalisme et la parole publique.
En 1892, il adhère au Parti ouvrier français de Jules Guesde et Paul Lafargue. À Bordeaux, il apprend le travail militant, devient conseiller municipal en 1900 et s’impose dans les organisations socialistes. Le passage à Paris ouvre une carrière nationale : élu député de la Seine en 1914, il entre dans une Assemblée bientôt bouleversée par la guerre.

La Première Guerre mondiale constitue le grand tournant de son parcours. D’abord lié à la politique d’Union sacrée, il évolue au contact des débats internationaux et de la révolution russe. En 1918, il prend la direction de L’Humanité, fondée par Jean Jaurès. Il en fait jusqu’à sa mort le principal instrument de son action politique et l’un des quotidiens communistes les plus influents d’Europe.
Au congrès de Tours, en décembre 1920, Cachin figure parmi les dirigeants qui conduisent la majorité socialiste vers l’adhésion à l’Internationale communiste. La Section française de l’Internationale communiste, future Parti communiste français, naît de cette rupture. Cachin y devient une figure de continuité : dirigeant, journaliste, orateur et parlementaire.

Les années 1920 et 1930 sont celles d’un engagement total. Il siège au bureau politique, défend la ligne du parti dans la presse, voyage et intervient dans les campagnes électorales. Sénateur de la Seine en 1935, il est ensuite frappé par la répression qui suit l’interdiction du Parti communiste en 1939. Pendant l’Occupation, il est écarté de la vie parlementaire et vit sous surveillance.
À la Libération, il retrouve la direction de L’Humanité et son mandat de député. Doyen d’âge de l’Assemblée nationale, il incarne pour les communistes une mémoire vivante du mouvement ouvrier français. Sa longévité politique ne le réduit pas à un symbole : jusqu’à la fin, il écrit, prononce des discours et suit les combats de son journal.

Marcel Cachin meurt le 12 février 1958 à Choisy-le-Roi. Ses obsèques, le 15 février, rassemblent une foule immense entre le siège de L’Humanité et le Père-Lachaise. Son inhumation dans la division 97 clôt une vie de plus de soixante ans de militantisme. Ses carnets, publiés plus tard par le CNRS, restent une source essentielle pour comprendre le socialisme français, la naissance du communisme et la vie politique du XXe siècle.
Œuvres principales
Livres et écrits : Science et religion (1946) ; Marcel Cachin vous parle (1959, posthume) ; Les Carnets de Marcel Cachin, 1906-1947, publiés en quatre volumes par le CNRS.
Fonctions : directeur de L’Humanité (1918-1958) ; membre du bureau politique du PCF ; sénateur de la Seine (1935) ; député de la Seine.
Distinctions et récompenses
1957 : ordre de Lénine. De très nombreux établissements scolaires, rues et équipements publics portent son nom en France.