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BAUDIN François-André

Qui est François-André Baudin ?

Date de naissance : 2 décembre 1774 (Strasbourg, France).
Date du décès : 18 juin 1842 (Forges-les-Eaux, Seine-Maritime) à 67 ans.
Activité principale : Officier de marine, contre-amiral et major général de la Marine.
Nom de naissance : François-André Baudin.

Où est la tombe de François-André Baudin ?

La tombe de François-André Baudin se trouve dans la division 1 du cimetière du Père-Lachaise.

Plan des divisions du cimetière du Père-Lachaise

Le monument funéraire de François-André Baudin au Père-Lachaise

François-André Baudin repose dans une chapelle funéraire de la division 1, avenue Thirion, première ligne. L’édifice porte l’inscription « Sépulture du Bon Baudin et de sa famille » et le numéro de concession 383-1842. Il s’agit d’un monument familial sobre, de type chapelle, plutôt que d’un tombeau commémoratif chargé.

Chapelle funéraire de François-André Baudin au Père-Lachaise

Pierre-Yves Beaudouin / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Vue d’ensemble de la sépulture Baudin.

Détail de la concession Baudin au Père-Lachaise

Pierre-Yves Beaudouin / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Détail de la concession Baudin.

Biographie de François-André Baudin

Né à Strasbourg le 2 décembre 1774, François-André Baudin appartient à cette génération d’officiers dont la carrière s’est formée dans les bouleversements de la Révolution, puis s’est affirmée au cours des guerres de l’Empire. Il entre dans la marine à l’adolescence, en 1789, au moment où l’institution navale elle-même est profondément transformée. Ses premiers embarquements, ses promotions successives et les campagnes qu’il connaît l’installent dans un métier où l’expérience de la mer, la discipline des équipages et la décision militaire ne peuvent être séparées.

Dans les premières années de son parcours, Baudin gravit les grades d’élève puis d’officier. Il devient enseigne, puis lieutenant de vaisseau. Cette progression est rapide sans être exceptionnelle pour une période où les besoins de la flotte, les départs et les pertes ouvrent des responsabilités précoces. Elle révèle surtout une continuité de service : Baudin demeure dans la marine française à travers les changements de régime et se spécialise dans les commandements actifs.

Son nom reste lié à l’expédition de découvertes conduite par Nicolas Baudin vers les terres australes. Il embarque comme lieutenant à bord du Géographe, l’un des deux navires qui quittent Le Havre le 19 octobre 1800. L’entreprise rassemble marins, savants, dessinateurs et naturalistes ; elle doit explorer et cartographier les mers du Sud. François-André Baudin n’en est pas le chef — Nicolas Baudin commande l’expédition — mais cette campagne est une étape importante de sa formation d’officier. Tombé malade, il quitte l’expédition à l’île de France, aujourd’hui Maurice, au printemps 1801.

Le Géographe et le Naturaliste en mer

Auteur inconnu / Wikimedia Commons, domaine public.
Le Géographe et Le Naturaliste, navires de l’expédition Baudin.

Revenu au service de guerre, il poursuit une carrière de commandement sous le Consulat et l’Empire. Promu capitaine de frégate puis capitaine de vaisseau, il se trouve engagé dans une guerre maritime où la Royal Navy domine les routes océaniques. Les missions françaises exigent alors autant la prudence que l’audace : protéger un convoi, rejoindre une escadre ou sortir d’un port sous surveillance peut décider du sort de centaines d’hommes et de cargaisons militaires.

En juillet 1805, Baudin commande une petite division comprenant la frégate Topaze, les corvettes Département-des-Landes et Torche, ainsi que le brick Faune. Au large de Porto Rico, cette force intercepte la frégate britannique HMS Blanche, qui est incendiée après le combat. L’épisode, représenté par une estampe postérieure, illustre le type d’opérations de course et d’interception auxquelles les commandants français sont alors confrontés aux Antilles.

Combat naval du 19 juillet 1805 commandé par François-André Baudin

George Henry Andrews / Wikimedia Commons, domaine public.
Action du 19 juillet 1805 au large de Porto Rico, sous le commandement de François-André Baudin.

En 1809, il reçoit une mission particulièrement délicate : escorter de Toulon à Barcelone un convoi destiné à l’armée française engagée en Espagne. La division comprend notamment les vaisseaux Robuste et Lion, ainsi que les frégates Pauline et Pomone. Poursuivi par une force britannique supérieure, Baudin ordonne de faire échouer le Robuste et le Lion avant de les incendier, afin d’éviter leur capture. La décision est coûteuse, mais elle appartient à la logique implacable d’une guerre navale où un bâtiment livré à l’ennemi devient immédiatement une ressource adverse.

Ses services lui valent d’être fait baron de l’Empire le 16 février 1810. Il accède au grade de contre-amiral, puis exerce des commandements importants : à l’île d’Aix, en Méditerranée, sur l’Escaut et à Flessingue. Il devient également major général de la Marine dans le premier arrondissement maritime. Ces postes ne se limitent pas à une fonction honorifique : ils impliquent l’administration des forces, la préparation des navires, la coordination des unités et la défense des littoraux dans un contexte européen instable.

Carte de l’Australie issue des travaux de l’expédition Baudin

Louis de Freycinet / Wikimedia Commons, domaine public.
Carte de l’Australie publiée à partir des travaux de l’expédition Baudin.

Après la chute de l’Empire, Baudin continue de servir sous la Restauration. Sa carrière est alors reconnue par des distinctions militaires et honorifiques : il est successivement chevalier, officier, commandeur puis grand officier de la Légion d’honneur ; il reçoit aussi la croix de Saint-Louis et en devient commandeur. Il prend sa retraite en 1833 après plus de quarante années de service, marquées par l’exploration, le combat naval et l’organisation de la marine.

François-André Baudin meurt à Forges-les-Eaux le 18 juin 1842. Il est inhumé au Père-Lachaise dans la sépulture de sa famille. Son parcours relie les deux visages de la marine française de son temps : celui des voyages scientifiques qui ouvrent de nouveaux horizons géographiques, et celui des affrontements navals menés contre la puissance britannique pendant les guerres révolutionnaires et napoléoniennes.

Principales campagnes et fonctions

  • 1789 : entrée dans la marine.
  • 1800-1801 : lieutenant à bord du Géographe lors de l’expédition de Nicolas Baudin vers les terres australes.
  • 1805 : commandement de la division de la Topaze lors de l’action du 19 juillet au large de Porto Rico.
  • 1809 : escorte du convoi de Toulon à Barcelone.
  • Commandements à l’île d’Aix, en Méditerranée, sur l’Escaut et à Flessingue.
  • Major général de la Marine dans le premier arrondissement maritime.
  • 1833 : retraite du service actif.

Distinctions et titres

  • Baron de l’Empire, 16 février 1810.
  • Grand officier de la Légion d’honneur.
  • Chevalier puis commandeur de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis.