Qui est Cléo de Mérode ?
Nom complet : Cléopâtre-Diane de Mérode.
Naissance : 27 septembre 1875 (Paris, France).
Mort : 17 octobre 1966 (Paris, France) à 91 ans.
Activités : danseuse, modèle et icône de beauté française.
Où se trouve la tombe de Cléo de Mérode ?
Cléo de Mérode repose au cimetière du Père-Lachaise, dans la division 90, avenue Transversale n° 3, troisième ligne. Elle est inhumée auprès de sa mère, Vincentia de Mérode.

Le monument funéraire de Cléo de Mérode au Père-Lachaise
La sépulture se compose d’une dalle de granit rose sur laquelle prend place une figure féminine en marbre. Assise dans une attitude recueillie, la jeune femme apporte des fleurs à la défunte. Cette sculpture de Luis de Périnat, exécutée en 1909, fut installée sur le tombeau après la mort de la danseuse. Les inscriptions rappellent aussi sa mère, Vincentia de Mérode.

Biographie de Cléo de Mérode
Une enfance vouée à la danse
Cléopâtre-Diane de Mérode naît à Paris le 27 septembre 1875. Fille de Vincentia de Mérode, elle entre à huit ans à l’école de danse de l’Opéra de Paris, puis rejoint le corps de ballet à onze ans. Cette formation exigeante lui donne la technique et le maintien qui resteront au cœur de sa carrière.

Phryné et la célébrité internationale
En 1896, elle crée le rôle de Phryné au Casino de Royan et accède au rang de grand sujet de l’Opéra. Elle danse notamment dans Coppélia, Sylvia ou la Nymphe de Diane, Les Deux Pigeons, L’Étoile et Le Couronnement de la Muse. Ses engagements la conduisent sur de nombreuses scènes européennes et aux États-Unis.

Une icône de l’image moderne
Son port de tête et sa coiffure deviennent aussi célèbres que ses prestations. Elle pose pour Paul Nadar et Léopold-Émile Reutlinger, tandis que cartes postales et journaux diffusent son visage à grande échelle. Degas, Boldini, Toulouse-Lautrec, Forain et Falguière contribuent à transformer la danseuse en icône visuelle de la Belle Époque.

Rumeurs et scandale artistique
Après une rencontre en 1895 avec le roi Léopold II de Belgique, la presse lui prête une liaison qu’elle démentira toute sa vie. En 1896, Alexandre Falguière présente au Salon La Danseuse, un nu dont le visage reprend ses traits. Cléo affirme n’avoir posé que pour la tête et conteste l’assimilation de son corps à celui de la statue.

Tournées, guerre et derniers succès
Pendant la Première Guerre mondiale, elle participe à des spectacles pour les soldats blessés, avant de revenir à Paris en 1915. En 1934, elle retrouve le succès avec La Revue 1900, évocation de la Belle Époque, puis se retire progressivement de la scène.

Défendre son nom et raconter sa vie
Cléo de Mérode attaque en justice Simone de Beauvoir après la parution du Deuxième Sexe, qui l’associe aux courtisanes. En 1950, elle obtient une condamnation symbolique et un franc de dommages-intérêts. Elle publie en 1955 ses mémoires, Le Ballet de ma vie. Elle meurt à Paris le 17 octobre 1966.
Rôles, spectacles et publication
- Phryné (1896).
- Coppélia.
- Sylvia ou la Nymphe de Diane.
- Les Deux Pigeons.
- L’Étoile.
- Le Couronnement de la Muse.
- La Revue 1900 (1934).
- Le Ballet de ma vie, mémoires (1955).
Portraits et hommages artistiques
- Portraits par Paul Nadar, Léopold-Émile Reutlinger et les grands ateliers de la Belle Époque.
- Modèle ou inspiration pour Degas, Boldini, Toulouse-Lautrec, Forain et Falguière.
- Effigie de cire présentée au musée Grévin dès les années 1890.
- Nombreuses cartes postales qui en font l’une des premières célébrités modernes de l’image.