Qui est Anatole de La Forge ?
Nom complet : Anatole de La Forge.
Naissance : 2 avril 1820 (Paris, France).
Mort : 6 juin 1892 (Paris, France) à 72 ans.
Activités : journaliste, diplomate et homme politique français.
Où se trouve la tombe d’Anatole de La Forge ?
La sépulture d’Anatole de La Forge se trouve dans la 66e division du cimetière du Père-Lachaise, à Paris. Son monument rappelle particulièrement son rôle lors de la défense de Saint-Quentin en 1870.

Le monument funéraire d’Anatole de La Forge
Élevé par souscription nationale, le monument fut conçu autour d’une statue en bronze due au sculpteur Louis-Ernest Barrias et fondue par la maison Thiébaut frères. La figure représentait Anatole de La Forge debout, le sabre à la main, près d’un poteau brisé portant le nom de Saint-Quentin. Cette composition exaltait le courage civique du préfet de l’Aisne pendant la guerre franco-prussienne.
Le bronze monumental a aujourd’hui disparu. Le tombeau conserve néanmoins son architecture, ses inscriptions et le souvenir du « vaillant défenseur de Saint-Quentin » et du républicain fidèle à la démocratie.


Biographie d’Anatole de La Forge
Anatole de La Forge naît à Paris le 2 avril 1820. Il entre jeune dans la diplomatie et sert dans plusieurs légations françaises, notamment à Florence, Turin et Madrid. Cette expérience nourrit son intérêt durable pour les relations internationales et les mouvements nationaux européens.
De la diplomatie au journalisme
En 1848, il quitte la carrière diplomatique pour se consacrer à la presse. Après avoir collaboré à L’Estafette, il rejoint Le Siècle, grand quotidien républicain, où il suit particulièrement la politique étrangère. Ses articles et ses ouvrages défendent les idées libérales, le principe des nationalités et une conception exigeante du devoir civique.

Le défenseur de Saint-Quentin
Après la proclamation de la République en septembre 1870, le gouvernement de la Défense nationale le nomme préfet de l’Aisne. Le 8 octobre, à Saint-Quentin, il participe à l’organisation de la résistance contre les troupes prussiennes. Blessé à la jambe au cours des combats, il acquiert une grande popularité et reste dans la mémoire collective comme le « défenseur de Saint-Quentin ».

Un député républicain
Anatole de La Forge poursuit ensuite son engagement politique. Élu député de la Seine en 1881, il siège jusqu’en 1889 parmi les républicains radicaux et intervient sur les libertés publiques, la politique extérieure et la défense de la République. Il se fait remarquer par son indépendance et par son opposition constante aux aventures autoritaires.

Face au boulangisme
Lors des élections de 1889, il renonce à maintenir sa candidature afin de favoriser le républicain Jules Joffrin contre le général Boulanger. Ce retrait résume sa ligne politique : placer la défense des institutions républicaines avant les ambitions personnelles. Il se retire ensuite progressivement de la vie parlementaire.

Dernières années et funérailles
Resté une figure respectée du républicanisme parisien, Anatole de La Forge meurt à son domicile le 6 juin 1892. Ses obsèques civiles réunissent de nombreux représentants de la presse et de la vie politique. Il est inhumé au Père-Lachaise, où un monument financé par souscription perpétue le souvenir de son action.

Publications principales
- Des vicissitudes politiques de l’Italie, dans ses rapports avec la France, 2 volumes, 1850.
- L’Autriche devant l’opinion, 1859.
Distinctions et fonctions
- Chevalier de la Légion d’honneur en 1846.
- Préfet de l’Aisne en 1870.
- Député de la Seine de 1881 à 1889.