Catégories
Tombe

FROMENT Paul-Gustave

Qui est Paul-Gustave Froment ?

Nom complet : Paul Gustave Alexandre Froment.
Naissance : 3 mars 1815 (Paris, France).
Mort : 10 février 1865 (Paris, France) à 49 ans.
Activité : mécanicien, constructeur d’instruments et inventeur.
Notoriété : pionnier des moteurs électriques et collaborateur de Léon Foucault.

Où se trouve la tombe de Paul-Gustave Froment ?

La tombe de Paul-Gustave Froment se trouve dans la division 1 du cimetière du Père-Lachaise.

Plan du cimetière du Père-Lachaise indiquant la division 1

Le monument funéraire de Paul-Gustave Froment au Père-Lachaise

La sépulture de Paul-Gustave Froment porte le nom de la famille Froment. Elle est inscrite au titre des monuments historiques et se situe dans la première division du cimetière.

Vue de la tombe de Paul-Gustave Froment au Père-Lachaise
Tombe de Paul-Gustave Froment, division 1. Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Détail de la tombe de Paul-Gustave Froment au Père-Lachaise
Détail de la sépulture de Paul-Gustave Froment. Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Biographie de Paul-Gustave Froment

Paul-Gustave Froment naît à Paris le 3 mars 1815 dans une famille familière des arts mécaniques. Très tôt attiré par les appareils et les mécanismes, il suit sa formation au collège Sainte-Barbe, puis au lycée Louis-le-Grand. Reçu à l’École polytechnique en 1835, il en sort en 1837 avant de partir à Manchester pour approfondir la mécanique.

Une formation tournée vers les techniques nouvelles

À son retour en France, les difficultés financières l’empêchent de se consacrer aux machines à vapeur. Il s’oriente alors vers les instruments de précision, l’électricité et la télégraphie. Il s’intéresse aussi très tôt à la photographie : en 1839, il présente à Manchester des essais de fixation chimique des images.

Portrait de Paul-Gustave Froment
Portrait de Paul-Gustave Froment. Wikimedia Commons, domaine public.

L’atelier de la rue du Bouloi

En 1844, Froment ouvre son atelier au 24, rue du Bouloi à Paris. Il y conçoit ou perfectionne des télégraphes à cadran et à clavier, des dispositifs électromagnétiques, ainsi que des mécanismes destinés à l’industrie. Il améliore notamment le métier à tisser électrique de Gaetano Bonelli et participe à la mise au point des premiers appareils de David Edward Hughes.

Télégraphe de Froment conservé au Musée des Arts et Métiers
Télégraphe de Froment, Musée des Arts et Métiers. Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Avec Léon Foucault

Froment est l’un des grands constructeurs d’appareils scientifiques de son temps. Sa collaboration avec Léon Foucault est décisive : il réalise la sphère du pendule utilisée lors de l’expérience de 1851, travaille au gyroscope et participe à des instruments destinés aux recherches sur la lumière. La qualité de son travail d’atelier permet de transformer les idées des physiciens en appareils fiables.

Moteur électrique de Gustave Froment daté de 1844
Moteur électrique de Gustave Froment, 1844. Wikimedia Commons, domaine public.

Les moteurs électriques

Ses moteurs électriques figurent parmi les premières réalisations capables d’un emploi industriel. Le dispositif repose sur des électroaimants attirant successivement des tiges de fer fixées à un volant. Froment reçoit en 1857 une mention au prix Volta pour ces travaux. Il construit aussi une horloge électromécanique perfectionnée, des sonnettes électriques et des instruments de démonstration.

Appareil électrique de Gustave Froment au musée Electropolis
Appareil électrique de Gustave Froment, musée Electropolis. Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Son atelier forme aussi de jeunes techniciens, parmi lesquels Eugène Ducretet. Paul-Gustave Froment meurt à Paris le 10 février 1865, à quarante-neuf ans. Son parcours illustre la place essentielle des mécaniciens-instrumentistes dans le développement de la science et de l’électricité au XIXe siècle.

Réalisations principales

  • Moteurs électriques de puissance.
  • Sphère du pendule de Foucault (1851).
  • Télégraphes à cadran et à clavier.
  • Horloge électromécanique perfectionnée (1854).
  • Instruments de précision et gravures microscopiques.

Distinctions et fonctions

  • Ancien élève de l’École polytechnique, promotion 1835.
  • Chevalier puis officier de la Légion d’honneur.
  • Mention au prix Volta en 1857 pour ses moteurs électriques.